Cette année, Action Express Racing ne disputera pas les 24 Heures du Mans comme c’était le cas depuis trois années consécutives. L’équipe dirigée par Gary Nelson, le team manager, et Bob Johnson, le team principal, va rester aux USA afin de se concentrer sur sa saison IMSA WeatherTech SportsCar Championship. Pour notre confrère amérciain, Sportscar365, Gary Nelson a donné les raisons de cette absence…
L’équipe Whelen Engineering, aussi connue sous le nom d’Action Express Racing, a été fondée en 2010 par Jim France. Depuis plus de 15 ans, elle a engrangé un grand nombre de victoires et de titres Outre Manche. Elle a en effet remporté les plus grandes courses du championnat : deux fois les 24 Heures de Daytona, quatre fois les 12 Heures de Sebring, deux fois Watkins Glen et trois fois Petit Le Mans. Elle a coiffé six fois la couronne Equipes, la dernière en 2023 avec Pipo Derani et Alexander Sims. Mais depuis, « seulement » une 4e puis une 2e place finale.
C’est le point de départ de la réflexion de Gary Nelson. En effet, Whelen Engineering participe aux 24 Heures du Mans depuis le lancement de la plateforme LMDh en 2023 et l’équipe estime que ses précédentes participations à l’épreuve d’endurance française ont compromis ses chances en GTP aux États-Unis. Par exemple, en 2025, il y a eu peu de victoires mais les succès ne sont revenus qu’en septembre lors de la Battle on the Bricks à Indianapolis puis à Petit Le Mans. « Nous sommes allés au Mans trois années de suite », a déclaré Gary Nelson à Sportscar365. « On peut dire que ces trois années ont été parmi les plus difficiles de nos saisons en IMSA. Je pense qu’il est logique pour nous d’essayer de nous concentrer sur notre programme et voir si nous pouvons être encore plus performant. »
Bien leur en a pris pour le moment car la Cadillac V-Series.R n°31 d’Earl Bamber, Jack Aitken et Frederik Vesti, avec Connor Zilisch en support à Daytona 2026, a bien réagi depuis son retour du Mans 2025. « Depuis l’été dernier, nous avons remporté les deux dernières courses et obtenu un bon résultat à Daytona cette année (2e). Je pense que cela montre déjà que nous nous concentrons sur le programme IMSA. »
Le poids de la logistique
Gary Nelson a également souligné les contraintes logistiques auxquelles a été confrontée l’équipe avec une seule voiture au cours d’un mois de juin chargé, qui comprend deux courses du championnat WeatherTech et les 24 Heures du Mans. « Participer à la course de Detroit, prendre l’avion et expédier nos pièces de rechange par fret de nuit, se rendre au Mans et y passer plus de deux semaines, puis prendre l’avion depuis la France pour aller à Watkins Glen et ramener toutes nos pièces de rechange aux États-Unis, tout cela représentait un travail considérable pour nous. Cette année, la pression aurait été un peu moins forte, car il y a une semaine de plus entre Le Mans et Watkins Glen, mais nous ne savions pas à l’époque que ce serait le cas. » Ces paramètres ont donc joué un rôle dans sa décision de ne pas participer au Mans alors que l’autre représentant Cadillac, Wayne Taylor Racing, sera en France cette année
Un retour en 2027 ?
« Nous sommes clairement focalisé sur 2026, aussi bien en terme de préparation, performance et logistique, nous concentrons tous sur l’IMSA, afin de nous assurer que tout est en place. » L’équipe compte sur ses deux pilotes à temps plein Jack Aitken et Earl Bamber qui font aussi partie de Cadillac Hertz Team JOTA en WEC et donc au Mans. Un seul clash de date est à mentionner. On sait désormais qu’Earl Bamber, qui fait partie de l’équipe JOTA à temps plein et prêté à Action Express, ne roulera pas à Long Beach le 18 avril qui est en conflit avec Imola WEC (19 avril). De son côté, Jack Aitken est tout le contraire : il est pilote Action Express à temps plein, prêté à Jota pour faire le WEC. Il sera donc au volant de la Cadillac V-Series.R n° 31 lors du Grand Prix Acura de Long Beach et sera épaulé par Frederik Vesti. Le Danois, récemment promu troisième pilote Mercedes-AMG F1, disputera l’intégralité de la Michelin Endurance Cup avec l’équipe.
Une fois bien installé dans cette saison 2026, il sera alors temps de penser au futur et un retour en Sarthe n’est pas à exclure. « Ensuite, nous commencerons à nous intéresser au Mans. Nous n’excluons absolument pas cette possibilité, nous aimerions y retourner en 2027. » On verra déjà ce qu’une année IMSA sans Le Mans donne en termes de résultat. Pour le moment, Whelen Engineering pointe à la 2e place du championnat avec un gros morceau qui se profile : les 12 Heures de Sebring, le 21 mars.

