Ben Green, engagé avec la Corvette n°2 du TF Sport, celle qui a gagné son invitation grâce au titre ELMS, va découvrir pour la première fois les 24 Heures du Mans. Le Britannique avoue avoir rêver de cette course à l’époque des GTE.
Un petit nouveau. Chaque année, la liste des pilotes ayant participé aux 24 Heures du Mans s’étoffe de plus en plus. Pour cette nouvelle édition, Ben Green va intégrer ce cercle assez restreint. Le Britannique sera au volant de la Corvette n°2 du TF Sport. Celui qui pilote en IMSA sera engagé aux côtés de Prince Jefri Ibrahim et d’Afiq Ikhwan. Ce sera sa première participation aux 24 Heures du Mans, lui qui, jusque-là, a couru en DTM, en IMSA en GT World Challenge ou encore en ALMS. « J’ai toujours rêvé d’aller au Mans. Je pense que c’est le rêve de tout pilote d’endurance ou de GT. J’ai eu quelques occasions par le passé qui ne se sont jamais concrétisées, et aujourd’hui, c’est évidemment fantastique de m’associer au prince Jefri et à Johor Racing pour disputer le Mans au volant d’une Corvette. Ça va être une semaine fantastique, voire deux. J’ai vraiment hâte d’y être« , annonce-t-il.
Malgré ces nombreuses expériences en sport automobile, à son jeune âge – 28 ans – il n’a jamais pris part à une course aussi importante. Plus jeune, il regardait avec attention les 24 Heures du Mans et avoir que les voitures de la catégorie GTE le faisait rêver. « Je me souviens avoir regardé le WEC à l’époque où il s’appelait encore GTE et avoir constaté, surtout dans la catégorie GTE Pro, à quel point la compétition était intense. Mon rêve était vraiment de courir en GT, d’essayer d’être le meilleur et d’obtenir les meilleurs résultats avec les meilleures équipes. C’est un peu ce qui m’a amené au Mans. La catégorie GTE Pro, lorsqu’elle existait encore, et le DTM étaient les deux choses qui comptaient le plus pour moi. J’ai réussi à intégrer le DTM et à y disputer une saison. Évidemment, maintenant, je vais pouvoir participer au Mans, ce qui me permet de cocher une autre case sur ma liste de choses à faire avant de mourir. J’en suis très reconnaissant et j’ai hâte d’y être.«
Comme tout pilote, Ben Green a enchaîné les séances de simulateurs pour appréhender cette piste qu’il va découvrir. Pour lui, ce travail était primordial pour apprendre un maximum les difficultés et les points clés du circuit. En effet, malgré des sessions d’essais plutôt longues, il sait que son temps de roulage ne sera pas très conséquent avant les qualifications et la course. « Je pense que, quel que soit le circuit, il est très utile de se servir d’un simulateur pour l’apprendre, car on ne dispose pas de beaucoup de temps en piste. C’est particulièrement vrai pour Le Mans. On ne peut pas s’y rendre pour s’entraîner à l’avance. Il faut faire ce qu’il y a de mieux pour l’équipe et la voiture, ce qui ne signifie pas toujours rouler à fond. Parfois, il s’agit simplement de survivre aux conditions du mieux que l’on peut » analyse-t-il.
Le pilote se dit également impatient de découvrir l’univers global des 24 Heures du Mans avec les vérifications techniques, le pesage, la parade… Selon lui, le sport automobile vit un moment très important avec une popularité de plus en plus forte. « On l’a vu aux 24 Heures du Nürburgring. C’était incroyable de voir autant de monde sur place. Pour Le Mans, je pense que ce sera très similaire. » Revenir dans la Sarthe lui permettra de replonger dans ses souvenirs puisqu’il y a une quinzaine d’années, il avait participé à la finale du championnat du monde de karting au Mans. « Nous avions organisé notre dîner de fin de saison dans l’une des salles donnant sur la ligne de départ. Et c’est fou de revenir plus de 10 ans après un tel événement et d’être sur le point de courir sur ce circuit lors des 24 Heures du Mans. C’est une expérience assez surréaliste. J’ai vraiment hâte de piloter sur ce circuit et de participer à l’ensemble de l’événement.«

