« Dudu » Barrichello (Aston Martin) : « Je pense que j’ai gagné un peu plus en maturité »

Dudu Barrichello entame sa deuxième saison de championnat du monde d’endurance. Il évoque sa progression entre l’an passé et cette année.

Comment vous sentez-vous depuis l’année dernière au volant de cette voiture ?

« Je me sens déjà beaucoup mieux. Évidemment, l’année dernière au Qatar, lors de la première manche de la saison du WEC, c’était la toute première fois que je pilotais cette voiture. C’est donc vraiment différent de ce à quoi j’étais habitué. L’auto est aussi équipée de certaines technologies auxquelles je n’étais pas habitué au Brésil. Du coup, ça m’a pris un peu de temps pour m’habituer à l’ABS et au control traction aussi. La voiture fournit beaucoup d’informations, de données, alors j’ai dû m’y habituer. J’ai aussi dû me familiariser avec de nouveaux circuits, de nouveaux pilotes, partager la voiture avec d’autres gars aussi, et voir des hypercars me dépasser. Donc beaucoup de choses auxquelles s’habituer, mais j’ai l’impression de m’en sortir plutôt bien. »

Les circuits du WEC sont-ils très différents de ceux du Brésil ?

« Oui. En fait, au WEC, on a beaucoup d’espaces de dégagement. Au Brésil, c’est plus comme aux États-Unis, où les circuits sont moins indulgents. En Europe, on a beaucoup de tracés qui pardonnent plus. J’apprécie vraiment les deux. Je trouve que les circuits européens sont un peu plus rapides, mais les circuits américains et brésiliens sont plutôt sympas aussi. »

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Dans quels domaines avez-vous progressé avec cette voiture depuis la saison dernière ?

« Je pense, que sur tous les plans, je me suis simplement amélioré. J’ai juste plus d’expérience maintenant. J’ai aussi commis beaucoup d’erreurs, ce qui aide vraiment, car quand on fait des erreurs, on en sort meilleur. J’ai aussi gagné un peu plus en maturité cette année, donc ça m’est vraiment utile. J’ai vraiment pris du plaisir. »

L’année dernière, vous avez réalisé de superbes performances comme la pole position à São Paulo. Vous avez terminé deuxième des qualifications à Spa. Vous attendiez-vous à être aussi performant ?

« Je pense que ce résultat n’est que la conséquence du travail accompli en coulisses, dans la voiture. On ne s’attend jamais vraiment à décrocher la pole position en championnat du monde dès sa première année. Mais j’ai travaillé très, très dur pour y arriver. Hors piste, sur piste. Donc je ne vais pas vous dire que je m’y attendais, mais j’avais bon espoir que ça arrive un jour. Il faut juste continuer à progresser et les résultats ne sont que la conséquence de ce travail. »

Spa 2025 © MPS AGENCY

Aujourd’hui, êtes-vous encore en phase d’apprentissage du WEC de l’Aston Martin GT3, ou avez-vous déjà une grande confiance en cette voiture ?

« Non, j’apprends encore. Je pense que cette année, surtout avec le changement d’équipe, ça aide vraiment d’avoir d’autres personnes autour de moi et d’apprendre d’elles. Je pense que Mattia (Drudi) est l’un des meilleurs pilotes GT au monde, c’est super d’apprendre de lui et de sa technique. On conduit la voiture de manière très différente. C’est donc vraiment bien d’avoir une référence comme ça et de pouvoir vraiment m’améliorer. Je ne suis donc pas encore vraiment très confiant. J’ai encore beaucoup de progrès à faire. »

Vous courez aussi en IMSA. Est-ce que cela vous aide à vous améliorer, à devenir un meilleur pilote ?

« Je pense que oui car plus on passe de temps au volant, plus on s’améliore : on acquiert de l’expérience, on fait plus d’erreurs et on a plus de temps pour progresser. De plus, les courses IMSA sont vraiment différentes de celles du WEC même si le pilotage est très similaire. C’est donc bien d’être au volant, et plus je passe de temps dans la voiture, plus j’ai l’impression d’être à l’aise. »

Et quelles sont les différences entre l’IMSA et le WEC ?

 » Beaucoup de différences culturelles. En IMSA, quoi qu’il arrive, on a une voiture de sécurité. On repart tous en bataille, c’est comme ça. En WEC, c’est un peu plus compliqué : on a un drapeau jaune sur tout le circuit, des zones de ralentissement, etc. On ne repart jamais vraiment à zéro. Et c’est à peu près tout. C’est juste une différence culturelle. »

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