24 Heures du Mans : quatre à la suite pour Ferrari, Peugeot pour se racheter, Aston Martin en embuscade, Alpine pour un baroud d’honneur

À l’approche des 24 Heures du Mans, Endurance LIve dresse un état des lieux des forces en présence pour cette course de légende. Aujourd’hui, première partie avec Alpine, Peugeot, Aston Martin et Ferrari (sans idée de classement de notre part).

Alpine, un baroud d’honneur au Mans ?

À l’instar de la précédente saison, Alpine réalise un bon début de saison, surtout du côté de la n°35 même si le résultat de Spa ne reflète pas cette affirmation. En effet, à Imola, cette A424 a été très solide et a obtenu de gros points. Cette même voiture, en Belgique, a de nouveau montré son niveau en se qualifiant troisième sur la grille de départ. En course, elle était en lutte pour le podium, mais dans la dernière heure de course, Antonio Félix Da Costa a commis deux erreurs coup sur coup qui n’ont pas permis de concrétiser ce résultat. 

L’exercice de la voiture sœur est un peu plus compliqué. La n°36 n’est pas aussi performante que la n°35 même si elle a obtenu le quatrième meilleur temps lors des qualifications des 6 Heures de Spa. Pour l’heure, elle n’a pas marqué le moindre point cette saison. Une statistique qui fait un peu tâche tant l’A424 semble être au niveau en ce début de saison.

Alors qu’attendre des Bleus au Mans ? Selon toute logique, il faut les attendre devant, avec pourquoi pas un bon coup en qualifications qui viendrait plutôt de la n°35. Mais quand on regarde le passé, le double tour d’horloge n’a jamais vraiment réussi à l’équipe de Philippe Sinault. En 2024, les deux voitures ont abandonné à 45 minutes d’intervalle sur problème de fiabilité. En 2025, les A424 ont été anonymes alors qu’elles avaient marqué les esprits à Imola et à Spa. Ce sera en tout cas la première participation de Victor Martins (n°36) aux 24 Heures du Mans.

© MPS Agency

Peugeot va-t-elle profiter de sa vitesse de pointe ?

Est-ce que Peugeot va enfin mettre tout bout à bout au Mans ? Depuis son retour en Hypercar, la marque au lion a toujours navigué entre deux eaux dans la Sarthe. Lors du centenaire, la 9X8 avait mené une petite partie de la course dès que la pluie était tombée. Après l’euphorie, les deux prototypes ont chuté dans la hiérarchie. Jean-Eric Vergne (n°93) avait même commis une erreur en percutant le mur de pneus dans les Hunaudières. L’année suivante, la classique mancelle avait été difficile puisqu’aucune des 9X8 n’avait marqué de point, tout comme en 2025 où l’épreuve avait été très difficile.

Pour cette nouvelle saison, la voiture semble un peu mieux. Malthe Jakobsen, dans la n°94, réalise des merveilles en qualifications et a d’ailleurs signé la première pole position de la marque au Lion à Spa. Si le rythme dans l’exercice du tour rapide est excellent, la voiture a tendance à dégrader ses pneus sur les longs relais et à perdre quelques précieuses places. Toutefois, la vitesse de pointe est très intéressante. À Spa, la 9X8 était l’hypercar la plus rapide. Ce facteur pourrait jouer en faveur de Peugeot au Mans, tant les lignes droites sont importantes sur ce circuit. Les deux équipages devraient toutefois être plus en difficulté dans le dernier secteur, plus sinueux et technique. Ce sera aussi la première participation de Théo Pourchaire en Hypercar au sein de Peugeot Sport.

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Aston Martin de nouveau dans les points ?

On en fait peut-être beaucoup sur les Valkyrie. Mais ce qui est certain, c’est que ces Hypercars progressent sans cesse. Que ce soit Harry Tincknell à l’intersaison ou Marco Sorensen à Spa, des compliments ont été faits sur le travail de l’équipe et le développement réalisé sur la voiture. En 2025, pour la première saison de la voiture en WEC, les deux Aston Martin ont vu l’arrivée des 24 Heures du Mans à 4 tours pour la n°009 et à 6 tours pour la n°007 des vainqueurs, le trio de la Ferrari n°83.

Avec un prototype amélioré et une BoP, qui devrait être un peu plus favorable que l’an dernier, il est certain qu’il faudra compter sur les voitures britanniques pour aller jouer avec les meilleurs. À Spa, les deux bolides verts ont été impressionnants, surtout en fin de course puisqu’elles étaient sur un rythme d’enfer. Malheureusement, la n°009 n’a pas vu l’arrivée, chahutée par l’Alpine n°35, et a terminé dans le mur. De son côté, la n°007 a obtenu une très belle quatrième place à quelques secondes du podium. Aston Martin a faim de trophées et la marque sera motivée pour aller en chercher au moins un lors de la course la plus importante de la saison.

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Un quatre à la suite pour Ferrari ou fin de série ?

C’est l’équipe à qui les 24 Heures du Mans réussissent. Trois participations, trois victoires. Difficile de faire meilleur ratio. Depuis son retour au sommet de l’endurance mondial, la Scuderia est injouable dans la Sarthe. La 499P a été dessinée pour cette course et ça se voit. Rythme, fiabilité… Tout est là. Enfin, presque. Si Ferrari a remporté l’épreuve à trois reprises, cela n’a pas toujours été parfait. Les pilotes ont quelques fois commis des erreurs presque impardonnables : Alessandro Pier Guidi pourra témoigner… L’Italien est parti en tête-à-queue, l’an dernier, dans le money time dans la voie d’entrée aux stands. Une erreur coûteuse pour la n°51. Il faudra aussi s’assurer que la voiture respecte le règlement et éviter une disqualification, comme la n°50 l’an dernier.

En 2026, Ferrari joue encore aux avant-postes, mais domine moins que l’an dernier. La Scuderia s’est fait battre à Imola par Toyota puis à Spa par BMW. Pourtant, la performance en course est là. Du moins pour les deux voitures officielles. Pour la troisième, engagée par AF Corse, la n°83, c’est bien plus compliqué. En douze heures de course, elle ne s’est pas vraiment montrée à son avantage. Le trio Yifei Ye – Phil Hanson – Robert Kubica retrouvera-t-il son niveau lors du moment le plus important de la saison ?

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