Victor Martins (Alpine) : « Je me suis senti comme à la maison »

Victor Martins est engagé pour la première fois dans un programme Hypercar, avec Alpine. L’ancien pilote de Formule 2 partage ses impressions dans cette nouvelle catégorie et ses premières sensations.

C’est votre première saison en Hypercar. Comment s’est passée votre intégration à l’équipe ?

« Très bien. J’ai été très bien accueilli par toute l’équipe, que ce soit par les ingénieurs ou par mes coéquipiers. Il y en a déjà pas mal que je connaissais des années précédentes. J’avais déjà pu rouler en 2024 à Bahreïn lors du Rookie Test. Je connaissais un peu la voiture, les systèmes et les personnes qui travaillent autour de moi. C’était top. Je m’en suis bien sorti, je me suis très bien adapté à la voiture. Je me suis senti comme à la maison. »

Est-ce que l’univers endurance et hypercar change radicalement de ce que vous avez connu en monoplace ?

« Ça change beaucoup sur plusieurs aspects. Je dois un peu plus analyser et changer mon approche que ce soit avec la voiture. Après, il y a toute l’approche du WEC et de l’endurance, c’est-à-dire avoir des équipiers. Jusqu’à présent, j’avais l’habitude de faire les qualifications, prendre les départs et le drapeau à damiers. Sur les journées tests et les séances d’essais, c’est similaire car je donne le meilleur de moi, je fais mes débriefs. Il y a plein de nouvelles choses, mais j’essaye de m’adapter, prendre de l’expérience et apprendre pour le futur. »

© MPS Agency

Vous partagez une voiture avec deux autres personnes. Est-ce que cela change votre approche ? Devez-vous faire des concessions sur la position de conduite, sur les réglages ?

« Non, je pense que la voiture est bien conçue pour s’adapter à trois pilotes. Aujourd’hui, je me sens bien dans la voiture et je ne pense pas que je serais mieux si j’étais tout seul à la conduire. Là-dessus, il n’y a pas de points négatifs. Sur les réglages, oui. Mais on est à un niveau en Hypercar où on est tous des pilotes professionnels avec une belle expérience, un bon feedback, avec un bon ressenti de l’auto. Donc, on arrive tous à la même conclusion, on va donc dans la même direction. Parfois, il y a des préférences dues aux différents styles de pilotage et dans la voiture, on est libre de jouer avec quelques systèmes et réglages. Je ne suis pas dépaysé là-dessus. C’est plus d’avoir mon équipe d’ingénieurs, qui est en fait celle de mes équipiers aussi. Quand je sors de la voiture, je ne les ai pas avec moi. Ils travaillent sur la voiture ou ils parlent avec Jules (Gounon) et Fred (Makowiecki). Alors que moi, je vais sortir et je vais lire les datas et je n’aurais pas forcément quelqu’un avec moi. »

Sentez-vous une progression entre Imola et Spa. Êtes-vous plus à l’aise aujourd’hui dans la voiture ?

« Oui, globalement. Après, je me sentais déjà très bien à Imola comme sur les essais privés que l’on a pu faire. Je comprends de plus en plus de choses, je suis plus à l’aise, je peux donner des retours de plus en plus précis. Mais à la fin, techniquement et en conduite, je fais des petits steps mais j’étais déjà bien à Imola. »

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