À mesure que la grille des 24 Heures du Mans 2026 se dessine, certains choix interpellent plus que d’autres. L’arrivée de Valerio Rinicella comme troisième homme sur la #28 en fait partie. L’Italien rejoint Paul Lafargue et Job Van Uitert.
Mais finalement, c’est un choix assez logique quand on regarde son début de saison en European Le Mans Series. Sans faire de bruit, l’Italien, membre du Genesis Trajectory Program, s’est montré propre, régulier, et surtout capable de s’adapter rapidement. Pas le genre à forcer inutilement, mais plutôt à construire ses relais avec intelligence, un profil qui colle bien à l’exercice du Mans.
Autour de lui, l’équipe s’appuie sur des bases connues. Paul Lafargue, c’est l’expérience pure de l’endurance, quelqu’un qui sait exactement comment se gérer sur 24 heures. Job Van Uitert, de son côté, apporte davantage de rythme et une vraie constance depuis plusieurs saisons.
Valerio Rinicella s’exprime sur sa participation au Mans : « Je suis vraiment très heureux de participer à cette course. C’est un rêve d’enfant qui devient réalité. Quand j’étais plus jeune, je regardais les courses d’endurance, les GT et les prototypes, et je rêvais de participer un jour au Mans. Les 24 Heures du Mans, c’est à la fois une épreuve très longue et très exigeante. Il y a la nuit, les conditions qui changent, et une intensité particulière en piste. Le début de course sera sans doute impressionnant, avec beaucoup de voitures, notamment les Hypercars. En ELMS, nous sommes souvent les plus rapides en LMP2, alors qu’ici, il faudra aussi surveiller les rétroviseurs et gérer le trafic différemment. Cela demande encore plus de concentration et d’anticipation. Pour une première participation, il y a forcément beaucoup d’excitation, mais aussi un peu de pression. C’est une course avec des pilotes très expérimentés, donc je dois encore apprendre, notamment sur les longs relais. Pour le moment, je suis concentré sur la saison ELMS, mais dès que possible, je vais échanger avec mes coéquipiers qui ont beaucoup d’expérience. Je veux apprendre le maximum, que ce soit en piste, sur simulateur ou dans la préparation physique. C’est un véritable défi qui m’attend. »

