BMW s’est imposée pour la première fois depuis 1999 en catégorie reine prototype, Toyota a été en difficulté en Belgique, Genesis a encore marqué les esprits et Cadillac a déçu… Voici une première analyse des 6 Heures de Spa avec ces quatre constructeurs.
Une victoire historique pour BMW
Personne n’aurait misé sur BMW au matin de la course. La marque allemande n’avait pas fait grosse impression en début de week-end. Mais les ingénieurs de chez WRT ont réalisé la stratégie parfaite en décalant très tôt dans la course la n°20. Cela s’est avéré payant puisque l’Hypercar a occupé les premiers rôles grâce à cela. La voiture est parvenue à tenir cette position jusqu’au drapeau à damiers.
La n°15 a aussi été impressionnante. Malgré un incident avec la Ferrari n°51 qui a fait partir Dries Vanthoor en tête-à-queue dans les Combes, la BMW est remontée dans la hiérarchie jusqu’à atteindre la deuxième place. Cette position a été dure à défendre dans le money time face à un Antonio Fuoco (Ferrari n°50) très agressif. Il s’agit de la première victoire majeure de BMW en championnat du monde d’endurance depuis les 24 Heures du Mans 1999.
« C’était une incroyable course pour nous. On attendait ce moment depuis très, très longtemps. Tout le monde a travaillé très dur chez BMW et chez WRT. Si quelqu’un nous avait dit ce matin que nous allions faire un doublé, on ne l’aurait pas cru. La voiture volait, on a fait d’excellents arrêts aux stands. On n’a pas eu de contact en piste. C’est une histoire incroyable » a partagé René Rast au terme de l’épreuve.
Les premiers points de Genesis en WEC
Genesis ne cesse de surprendre. Après un meeting d’Imola réussi où les deux GMR001 ont terminé la course, elles ont impressionné à Spa. Si la n°19 de Mathieu Jaminet, Paul-Loup Chatin et Dani Juncadella a eu un souci électrique, la n°17 d’André Lotterer, Pipo Derani et Mathys Jaubert (8e) permet à la marque sud-coréenne de marquer ses premiers points en championnat du monde d’endurance.
Un excellent résultat pour cette jeune équipe encore en construction avec un rythme très intéressant. « Je suis content, ces premiers points sont une belle récompense pour l’équipe », avoue Paul-Loup Chatin. « Je pense qu’il y a eu un travail de nouveau extraordinaire de réalisé. On le voit, la voiture est tout le temps prête et fonctionne. Il n’y a quasi aucun souci de fiabilité. Malheureusement, sur ma voiture, à peu près au même moment, on a eu cette petite chose qui reste à identifier. La conséquence est un peu identique à celle d’Imola mais on a su réagir très vite et revenir rapidement en piste. Ça montre qu’aujourd’hui, on a des fondations hyper solides. Il fallait réussir à faire une exploitation parfaite pour être là quand on peut aller saisir les opportunités. Et la huitième place de la voiture n°17 le prouve. Ce sont les premiers points, on a marqué un bout d’histoire aujourd’hui et on est assez fier de ça. »
Les Cadillac pas dans le coup à Spa
La course s’est avérée décevante pour les Cadillac V-Series.r. La n°12 s’était qualifiée sur la première ligne de départ grâce à Will Stevens (associé à Will Stevens et Louis Delétraz) et finit 9e. La n°38 de Earl Bamber, Jack Aitken Et Sébastien Bourdais a dû abandonner suite à un souci mécanique (boite de vitesses ?). Avant, elle était entrée en contact avec la Porsche 911 LMGT3 n°92. Plutôt en rythme au début, elles ont quelque peu sombré. « La course était bien, mais décevante parce qu’on n’ a peu eu de chance lors de la voiture de sécurité virtuelle », avoue Louis Delétraz. « Si à ce moment-là, il y avait eu une safety car, l’histoire était différente, mais c’est comme ça, c’est la course. En plus, la n°38 n’a pas été gâtée non plus avec son contact avec la Porsche. Une voiture perdue très tôt. Puis nous, c’est vrai qu’on a été en tête pendant un bon moment. Finir neuvième, c’est décevant pour toute l’équipe, mais on a appris beaucoup pour Le Mans. Ces nouveaux pneus sont très différents de ce qu’il y avait en 2025. Les températures d’utilisation, pour un circuit comme Le Mans, où il peut faire très chaud et très froid en même temps et de la pluie, ça ne nous a pas réussis aujourd’hui, mais on n’a quand même pas fait ça pour rien. »
Une Toyota discrète, l’autre en lutte pour le podium
Très loin sur la grille de départ, les deux Toyota TR010 Hybrid sont remontées au classement grâce notamment à une belle stratégie décalée. Les deux autos terminent 5e avec la n°7 de Mike Conway, Kamui Kobayashi, Nyck De Vries et la n°8 de Sébastien Buemi, Brnedon Hartley et Ryo Hirawaka se classe 10e. Une déception pour l’équipe qui avait remporté la première manche à Imola. « La stratégie allait être payante, c’est jusque que l’on a fait une erreur à la fin » commente Sébastian Buemi. « Lors de la première voiture de sécurité virtuelle, on n’a pas remis d’essence dans la voiture. Malheureusement, lors de la voiture de sécurité suivante, on s’est arrêté juste avant… La stratégie était, pour moi, superbe. Juste à la fin, on a fait une grosse erreur. Il faut mettre des garde-fous pour que cela n’arrive plus. Si on avait réussi à mettre tout bout à bout, ça aurait été merveilleux.«

