Laurents Hörr roule cette année, dans le cadre du Trajectory Program mis en place par Genesis, chez IDEC Sport en ELMS. En plus, il va rouler ce week-end aux 24 Heures du Nürburgring en SP-X Pro-Am (KTM X-Bow GTX n°66 de Reiter Engineering). Nous avons fait le point avec lui à Spa où il a intégré Genesis Magma Racing…
Laurents, que pouvez vous dire de vos deux premières courses ?
« Je pense que ce n’est pas un mauvais début de saison. A Barcelone, nous avons tiré le meilleur parti de ce dont nous disposions. Je ne pense pas qu’on aurait pu faire beaucoup mieux. Au Paul Ricard, au contraire, on pouvait faire mieux. Quelques petites choses ne se sont pas déroulées à la perfection, mais je pense qu’il est important de rappeler que nous avons été réguliers à deux reprises. Nous avons fini nos courses deux fois sans commettre de grosses erreurs, surtout compte tenu de notre line-up de pilotes, qui est nouveau, assez jeune et avec une équipe en quelque sorte nouvellement formée. C’est vraiment positif. Les deux fois, nous avons atteint tous les objectifs fixés par Genesis Magma Racing, ce qui est extrêmement important. Je suis donc satisfait de ces courses, même si on peut toujours faire mieux… »
Que s’est-il passé à la fin au Paul Ricard ? Une touchette ?
« J’ai eu un accrochage assez tôt avec l’Oreca n°29 (Forestier Racing by Pabnis). C’était au tout début de mon premier relais. Ils avaient un problème technique, et comme il y avait une voiture entre nous, ils ont ralenti très brusquement. La première voiture a pu l’éviter, mais comme j’étais juste derrière, je ne l’ai pas vu et je l’ai frôlé, ce qui a clairement compromis mes performances pour tout le reste de mon relais. Pour être honnête, vu le rythme qu’on avait après le contact, je pense qu’on peut être vraiment, vraiment contents parce que j’étais toujours l’un des plus rapides en piste. On a perdu beaucoup de temps au stand, lors du dernier arrêt, parce que la voie des stands était très encombrée et que notre position n’était pas idéale. J’ai donc dû attendre que deux voitures passent, et j’ai perdu au total sept secondes à cause de ça. Cela nous fait rater le podium. »
Et vos deux nouveaux coéquipiers ?
« On passe de bons moments, l’ambiance est bonne dans l’équipe. C’est vraiment un bon mélange, disons, de jeunesse avec Valerio (Rinicella) à qui j’aime beaucoup transmettre mon expérience. Jamie (Chadwick) est une excellente pilote. Ça a toujours été essentiel pour moi d’être dans une bonne équipe et travailler avec eux deux est vraiment agréable. »
Vous sentez donc bien au sein de ce programme Target Victory de Genesis ?
« Oui. Tout est encore en train de se mettre en place, car c’est aussi un programme un peu nouveau pour Genesis, vu qu’ils ont changé d’approche entre l’année dernière et cette année. Ca se passe bien, notamment avec nos deux pilotes coréens en GB3 et en F3 (Michael Shin and Kyuho Lee), qui étaient à Barcelone. C’est vraiment une bonne chose pour nous. »
Vous travaillez aussi pour eux sur le simulateur ?
« Le simulateur est encore en cours de mise au point. Il n’est pas tout à fait finalisé, mais une fois qu’il le sera, il est prévu que nous participions aux essais sur simulateur. »
Et pour piloter l’Hypercar, peut-être à la fin de l’année ?
« Je ne peux pas vous répondre pour le moment. »
Par contre, vous ne serez pas aux 24 Heures du Mans…
« Même si je n’abandonne pas l’idée, ce sera difficile. Je pense qu’il y a encore, disons, des options, même si elles ne sont pas tout à fait évidentes. Je serai sur place, c’est certain. On ne sait jamais ce qui peut arriver si quelqu’un tombe malade, ce que je ne souhaite à personne. Sinon, je soutiendrai mon équipe IDEC Sport en LMP2 et Genesis en Hypercar. »
De plus, ce week-end, vous allez disputer les 24 Heures du Nürburgring.
« Oui, avec Reiter Engineering dans le cadre du développement de la KTM X-Bow GTX . J’ai vraiment hâte d’y être. Nous avons beaucoup de pièces de développement sur la voiture destinées à de futures voitures de course, à des voitures de série. C’est donc très intéressant de développer, mais aussi de travailler avec une autre équipe et d’être davantage sur la Nordschleife et en GT. »
Vous avez peu d’expérience au Nürburgring, dans cette course ?
« C’est exact. J’ai passé mon permis et j’ai fait quelques courses. Mais heureusement, Hans (Reiter) me connaît depuis plusieurs années, il a remarqué lors d’un des essais que j’ai effectués que je compense mon manque d’expérience sur ce circuit par d’autres talents. Nous devons accumuler des kilométres pour l’équipe, pour les pièces, pour les ingénieurs, afin de continuer à développer cette auto. Bien sûr, on veut obtenir un résultat, gagner, mais je pense que cette année, en catégorie SP-X, il s’agira surtout de rester en piste pour gagner. Je ne pense pas que la victoire se jouera sur le rythme. »

