High Class Racing est de retour en Endurance par la grande porte. Après des années en ELMS, en WEC, plusieurs participations aux 24 Heures du Mans, des saison en IMSA, à chaque fois en LMP2, l’équipe danoise est revenue en Europe en GT3 d’abord en Michelin Le Mans Cup (aussi en LMP3) et fait son come back en ELMS avec une Porsche 911 GT3 R. Au Mans, Endurance Live a pu faire le point avec le patron / pilote Anders Fjordbach sur le début de saison, sur son envie de revenir en LMP2 et le projet de faire rouler de nouveau l’Hypercar Isotta Fraschini en Asian Le Mans Series (?).
Après deux manches en ELMS avec Porsche, quel bilan tirez-vous de ce début de saison ?
« Rapides mais sans réussite. Barcelone a été particulièrement difficile. Pourtant, nous avons démontré un très bon rythme tout au long de la semaine. C’était également le cas au Castellet. Au Paul Ricard, nous avons subi plusieurs pénalités et à Barcelone, d’autres voitures nous ont percutés. Dans ces conditions, il est impossible d’obtenir un bon résultat. Nous avons donc montré notre potentiel, mais nous devons maintenant concrétiser à Imola. »
Vous roulez avec Max Moritz. Mais bénéficiez-vous d’un soutien officiel de Porsche car à Barcelone vous aviez Laurin Heinrich et au Castellet Thomas Preining.
« En effet, nous avons le soutien de Porsche dans tout ce que nous faisons. Pour Imola, nous aurons Klaus Bachler avec nous. Nous sommes très motivés, nous avons démontré que, lorsque nous ne commettons pas d’erreurs, nous pouvons nous battre pour le podium. C’est agréable de disposer d’une telle vitesse, mais c’est aussi extrêmement frustrant de ne pas parvenir à la transformer en résultats. C’est le sport. Ce n’est pas censé être facile, mais nous devons simplement faire mieux à Imola. »
Après plusieurs années en IMSA, puis votre retour en Michelin Le Mans Cup l’an dernier, souhaitiez-vous absolument revenir dans les championnats ACO ?
« Oui. C’est assez simple : nous avons été présents en ELMS depuis 2016, à l’exception de deux saisons. Nous avons également passé quatre ans en WEC en LMP2 pour ensuite vivre une petite aventure aux États-Unis, mais il était temps de rentrer à la maison. L’année dernière a été un peu décevante pour nous, mais nous avons compris qu’il n’y avait simplement pas de place disponible (en ELMS, ndlr). Ce fut difficile à accepter, mais c’était la réalité. Nous avons dû travailler pour revenir et aujourd’hui nous y sommes. Nous apprécions beaucoup cette situation, même si les résultats ne reflètent pas encore notre compétitivité actuelle. »
Quel pourrait être le prochain chapitre pour High Class Racing dans les séries ACO en plus de votre arrivée en Hypercar ? Un retour en LMP2 ou une poursuite en GT3 ?
« Une chose que j’ai apprise, c’est qu’on ne peut pas tout planifier. Nous évoluons dans un sport client. Il y a ce que je souhaiterais faire, mais il y a aussi les souhaits de nos clients. Je suis très confiant sur notre présence en Asian Le Mans Series, quelle que soit sa forme future. Je suis également convaincu que nous reviendrons en Michelin Le Mans Cup où nous sommes engagés depuis 2017. Je suis aussi confiant sur notre présence en ELMS, avec, je l’espère, plus d’une voiture en 2027. Nous avons déjà signé deux équipages pour la saison prochaine : un en LMP2 et un en GT pour l’ELMS. Bien sûr, tout dépendra des places disponibles. »
Vous multipliez également les programmes internationaux avec l’Intercontinental GT Challenge. Comment gérez-vous cette charge de travail ?
« C’est un énorme défi. Voyager à travers le monde est déjà compliqué, mais il faut aussi comprendre et maîtriser des règlements dans lesquels nous n’avons jamais évolué auparavant. Passer de Bathurst en IGTC à une manche ELMS, puis aller au Nürburgring avant de se retrouver à Spa 24 heures plus tard, avec des réglementations différentes partout, représente un véritable défi pour l’équipe. Mais nous avons réussi. Je suis très fier de tous les membres de l’équipe et du travail accompli. Cette saison nous apporte énormément de satisfaction. »
Les 24 Heures du Mans restent-elles un objectif pour High Class Racing ?
« Évidemment. Je pense que tous les propriétaires et directeurs d’équipe veulent être ici. Il n’existe pas beaucoup d’épreuves comparables aux 24 Heures du Mans. Nous voulons être là où se trouvent les meilleures équipes, et cela passe par Le Mans. »

