Avant de disputer sa dernière course avec Peugeot en WEC, à l’occasion des 6 Heures de Monza, Malthe Jakobsen est revenu sur ses quatre années passées au sein de l’écurie française. Le pilote danois évoque pour Endurance Live son évolution depuis le Rookie Test de 2022, les souvenirs marquants de cette aventure, une saison 2026 difficile et ses prochains rendez-vous en Asian Le Mans Series et en IMSA.
Vous abordez cette dernière course avec Peugeot à Monza. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
« C’est évidemment formidable d’être de retour à Monza. Cela fait quatre ans que je n’avais plus couru ici, depuis 2022 en European Le Mans Series, à l’époque en LMP3. Beaucoup de choses ont changé depuis, notamment le revêtement du circuit. Terminer mon histoire avec Peugeot, du moins pour le moment, ici à Monza, a forcément une saveur particulière. Je suis très reconnaissant envers l’équipe pour les opportunités qu’elle m’a offertes depuis mon arrivée lorsque j’étais encore un rookie en 2022. J’ai énormément grandi au sein de cette structure, avec une progression régulière jusqu’à aujourd’hui. Cette année, nous avons notamment montré à Spa que nous étions capables de réaliser de grandes choses lorsque tous les éléments sont réunis. C’est malheureusement ma dernière course avec l’équipe ce week-end. Je veux donc en profiter au maximum et donner le meilleur de moi-même. »
Vous avez grandi avec cette équipe. A-t-il été difficile de prendre la décision de partir ?
« À 100 %. Dans ce sport, on ne sait jamais vraiment quelle est la bonne décision. Si l’on pouvait connaître l’avenir, les choses seraient beaucoup plus simples, mais ce serait aussi probablement moins intéressant. C’est le principe de l’inconnu, que ce soit en sport automobile ou dans la vie personnelle. Des décisions doivent parfois être prises. Le plus important est d’avoir le sentiment de choisir la bonne direction au bon moment dans sa carrière. Pendant ces quatre années, j’ai été très heureux ici. Cela a été une période formidable de ma vie et quelque chose dont je me souviendrai toute ma vie. Lorsque j’ai décidé de rejoindre Peugeot, j’étais déjà très enthousiaste. Je suis donc heureux de pouvoir disputer cette dernière course dimanche. »
Votre départ de Peugeot était-il acté depuis longtemps ?
« Nous le savions depuis un certain temps, mais j’ai préféré rester concentré sur la compétition. Ce qui se passera l’année prochaine n’était pas important à ce stade. Comme depuis le début de ce projet, j’ai voulu rester concentré à 100 % et donner le meilleur de moi-même. C’est encore ce que je vais faire ce week-end. Pour la suite, nous verrons bien. »
Quels seront vos prochains programmes après cette dernière course avec Peugeot ?
« Je vais participer à l’Asian Le Mans Series dès la semaine prochaine au Castellet. Je participerai également de nouveau aux 24 Heures de Daytona. Pour l’ELMS, les discussions sont toujours en cours, mais j’espère pouvoir être de retour. Nous venons de remporter le championnat en LMP2 Pro Am (avec Algarve Pro Racing) et j’aimerais que nous puissions nous battre à nouveau pour le titre la saison prochaine. Peugeot a toujours été très ouvert concernant les programmes parallèles de ses pilotes. C’est important de pouvoir courir dans différentes catégories, d’accumuler de l’expérience et de passer davantage de temps au volant. »
Avez-vous eu l’occasion de tester la version 2027 de la Peugeot 9X8 ?
« Non, je n’ai pas encore piloté cette voiture. C’est dommage, car j’aurais vraiment aimé pouvoir la découvrir et avoir une première expérience à son volant. »
Vous appréciez la dernière évolution de la 9X8, notamment avec son aileron arrière ?
« Oui, je trouve que c’est une très bonne évolution. J’aime beaucoup la voiture actuelle, y compris sa livrée noire et rouge. Le design de cette année me plaît vraiment. La dernière version est également la plus rapide que nous ayons connue jusqu’à présent. Cela reste toujours un plaisir de piloter une Hypercar. Toutes les voitures sont très rapides et le championnat est extrêmement compétitif. Ce sont finalement les petits détails qui font la différence. »
Monza représente-t-il un circuit particulier dans l’histoire de la Peugeot 9X8 ?
« Historiquement, oui. La voiture y a déjà obtenu de bons résultats, et c’est également ici qu’elle avait été présentée au public. Il y a donc une certaine histoire entre Peugeot et ce circuit. Mais je ne dirais pas que c’est forcément la course la plus importante. Pour une marque française comme Peugeot, il y en a une autre qui se situe clairement au-dessus. Monza pourrait alors être la deuxième. »

