Raffaele Marciello : « En Hypercar, il faut très bien connaître la voiture »

Engagé en Hypercar avec BMW tout en poursuivant son programme en GT3, Raffaele Marciello connaît les deux catégories. Le pilote italien est revenu pour Endurance Live sur leurs différences et la gestion technique de la BMW M Hybrid V8.

Vous pilotez en Hypercar et en GT3. Quelles sont les principales différences entre les deux catégories ?

« Il y a des différences, mais elles ne sont pas aussi importantes que beaucoup pourraient le penser. L’Hypercar est une voiture lourde, avec davantage de puissance, mais pas énormément plus qu’une GT3. La principale différence réside dans les systèmes embarqués. En Hypercar, il n’y a notamment pas d’ABS, ce qui rend le pilotage plus difficile. Dans les virages lents, une GT3 est assez proche d’une Hypercar. Il faut s’habituer à l’appui aérodynamique, mais ce n’est pas non plus une ancienne LMP1. La différence se situe aussi dans la gestion technique. En Hypercar, il faut très bien connaître la voiture, les barres antiroulis et les réglages car ils peuvent faire une grande différence. En GT3, on pilote davantage sans intervenir autant sur ces paramètres. »

Faut-il également changer son style de pilotage en passant d’une catégorie à l’autre ?

« Pour un pilote, changer de style de pilotage n’est pas si simple. On peut s’adapter, mais on conserve généralement sa manière de conduire. Si l’on veut vraiment modifier son style, cela demande beaucoup de temps et il faut le faire avec toutes les voitures. Personnellement, je garde globalement le même style en Hypercar et en GT3. »

©️ SRO / JEP

Est-il difficile de traduire ses sensations au volant en indications précises pour les ingénieurs ?

« Cela dépend des pilotes. Certains s’adaptent très facilement, mais ont parfois plus de mal à expliquer ce qu’ils voudraient améliorer sur la voiture. D’autres sont davantage dans une approche de développement et sont plus précis sur ce point. Chez BMW, nous formons un bon groupe avec Dries (Vanthoor) et Kevin (Magnussen) car nous sommes complémentaires. Dries est très rapide et sait s’adapter à beaucoup de situations. Je me situe un peu entre les deux, car Kevin possède, lui, une approche très technique, notamment grâce à son expérience en Formule 1. Nous arrivons tous les trois à expliquer ce que nous souhaitons améliorer, et notre ingénieur comprend très bien nos demandes. »

© MPS Agency

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