Inauguré en 1922, l’Autodromo Nazionale Monza est le plus ancien circuit permanent encore en activité en Italie et, grâce à ses caractéristiques techniques uniques, il est mondialement connu comme « le Temple de la Vitesse ».
Le tracé est situé au cœur de l’un des plus grands parcs clos d’Europe. D’une longueur de 5,793 kilomètres, le circuit comporte 11 virages – quatre à gauche et sept à droite –, dont certains sont hautement emblématiques : parmi eux, la Prima Variante, qui impose aux pilotes une zone de freinage puissante mais parfaitement dosée après la longue ligne droite principale ; la Variante Ascari, où non seulement la vitesse d’entrée mais aussi la vitesse au milieu du virage peuvent jouer un rôle clé dans la quête du tour idéal ; et la Parabolica, qui, dans la dernière section du circuit, propulse les voitures vers la ligne droite de départ-arrivée.
Lieu traditionnel du Grand Prix d’Italie de Formule 1 – qu’il accueille chaque année depuis la création du Championnat du monde en 1950, à l’exception de 1980 (77 éditions à ce jour), la renommée du circuit est également étroitement liée aux courses d’endurance et de GT. Dans ce domaine, les 1 000 kilomètres de Monza est la course la plus célèbre et la plus emblématique de l’histoire du circuit lombard : au cours des années 1960 et 1970, Ferrari est montée sur la plus haute marche du podium à cinq reprises (1965-67, 1972-73). La première victoire est survenue en 1965 avec la 275 P2 pilotée par Mike Parkes et Jean Guichet, tandis que les deux dernières ont été décrochées par la 312 PB avec Jacky Ickx et Clay Regazzoni (1972), puis par Ickx avec Brian Redman l’année suivante.
Le FIA WEC fait son retour à Monza après la dernière course disputée sur le circuit de la Brianza en juillet 2023, qui constituait la cinquième manche de la saison. À cette occasion, Toyota l’avait emporté avec la n°7 de Conway, Kobayashin, Lopez, devant une 499 P de l’équipe officielle Ferrari – AF Corse, la n°50 de Fuoco-Molina-Nielsen, et la Peugeot n°93 de Vergne, Jensen et di Resta. En LMP2, Jota l’avait emporté avec une Oreca 07 emmenée par Fittipaldi, Heinemeier Hansson et Rasmussen. En LMGTE Am, Porsche s’était imposé avec la 911 RSR n°77 (Dempsey Proton) de Ried, Perdersen et Andlauer.

