Avec 60 points de retard sur Toyota au championnat constructeurs, Cadillac arrive aux 6 Heures de Fuji avec une pression grandissante. Après deux podiums consécutifs, le Cadillac Hertz Team JOTA doit désormais transformer sa bonne dynamique en points.
Le temps presse pour Cadillac. Quatrième du championnat des Constructeurs, la marque américaine a retrouvé des couleurs à São Paulo (3e et 4e) puis à Austin (2e pour la n°38 à quatre secondes de la Ferrari lauréate), mais reste à distance de Toyota. À Fuji, l’objectif ne sera donc pas seulement de décrocher un nouveau podium, il faudra surtout reprendre du terrain au championnat.
Norman Nato (pilote de la V-Series.R n°12) résume parfaitement l’enjeu : « après un week-end difficile à Austin, nous voulons rebondir à Fuji. L’année dernière, notre voiture avait bien performé, nous devrions donc à nouveau afficher un bon rythme. L’objectif est de placer régulièrement les deux voitures dans les points et de nous battre pour revenir dans le top 3 du championnat des Constructeurs. »
La gestion de la course sera également déterminante. À Fuji, Will Stevens, le coéquipier de Norman Nato (il ne seront que deux au Japon), s’attend à une épreuve exigeante pour les pneumatiques et aux conditions changeantes : « il faut trouver le bon équilibre entre performance pure et gestion des pneus. »
Sur la n°38, Jack Aitken découvrira Fuji en course. « Je ne suis jamais allé à Fuji, et ce sera la première fois que je courrai au Japon, donc j’ai hâte d’y être ! Je pense que nous avons de grandes chances d’obtenir à nouveau un excellent résultat ce week-end. »
Pendant ce temps, Earl Bamber ne cache plus les ambitions de Cadillac : « nous venons d’enchaîner deux superbes podiums au Brésil et aux États-Unis, ce qui nous a permis de continuer à engranger des points au classement du championnat. Notre objectif sera de poursuivre sur la lancée des deux dernières courses, afin de décrocher cette première victoire de la saison. »
Sébastien Bourdais, leur coéquipier, sait toutefois que le circuit japonais ne pardonne rien. Fuji est, selon lui, « un circuit difficile et assez impitoyable », même si Cadillac y avait affiché un rythme encourageant l’an dernier. « L’adhérence y est faible, les virages sont très longs et le premier virage peut parfois être assez chaotique. Nous avions un bon rythme à Fuji l’année dernière ; nous comptons donc poursuivre sur la lancée des deux dernières courses et réaliser un nouveau week-end de course couronné de succès. »
Avec 60 unités à reprendre sur Toyota, Cadillac doit désormais convertir ses podiums en gros résultats. À Fuji, chaque point pourrait compter dans la dernière partie de la saison.

