24 Heures du Mans 2026 (Ferrari) : « Ce ne sera pas facile, mais nous ferons tout pour rester au contact des leaders ! »

À la veille du départ de la 94e édition des 24 Heures du Mans, Ferrari aborde la mythique course sarthoise dans un contexte plus incertain que lors de ses récentes victoires. Face à une concurrence renforcée, James Calado, Antonio Giovinazzi et Antonio Fuoco, engagés dans la catégorie Hypercar sur la 499P, dressent un constat lucide avant de viser une 4e couronne.

James Calado, engagé sur la Ferrari 499P n°51 et vainqueur de l’épreuve en 2023, est revenu sur la situation plus délicate de leurs performances après avoir obtenu une 8e place en Hyperpole 2 jeudi soir : « Nous essayons toujours de trouver un bon équilibre global de la voiture. Nous avons réussi à tester un nouveau réglage avant l’Hyperpole jeudi soir et cela s’est avéré positif surtout dans les virages. En revanche, nous avons toujours un peu de mal à l’accélération. En dessous de 250 km/h, nous rencontrons des difficultés pour suivre nos concurrents. Ils sont plus performants que nous sur cet aspect, c’est notre point faible. En gros, nous avons encore un manque de vitesse dans les lignes droites probablement à cause de l’appui aérodynamique ». Le pilote britannique poursuit en livrant son retour technique sur la gestion des nouveaux pneumatiques Michelin : « Ils sont très différents de l’année passée, c’est compliqué de savoir quelles gommes utiliser et quand. La plage de température est plus large entre les différents types de pneus. Il va falloir être très habile en course pour les exploiter au mieux. Il va faire plus chaud samedi et dimanche, la gestion des pneus sera importante mais il faudra regarder aussi ce que font les autres notamment en termes de stratégie ».

Le niveau des autres concurrents est nettement plus élevé que les autres années. Ferrari affronte une nouvelle adversité cette saison qui doit pousser Ferrari à se remettre en cause, comme en témoigne un écart de 2 secondes et 517 millièmes avec la voiture en pole position, la BMW M Team WRT n°15 : « Chaque année est spéciale et on voit que le WEC grandit globalement. C’est agréable pour nous. On a des concurrents très solides et beaucoup ont progressé. C’est clairement plus serré et forcément plus difficile pour Ferrari cette année qui apprécie surtout d’être au Mans. C’est un circuit spécial, probablement le préféré de tous les pilotes du championnat. L’ambiance est incomparable. On ne vise pas d’avoir la voiture la plus rapide. On sait qu’on ne sera pas les plus rapides en rythme, ce ne sera d’ailleurs pas le cas. L’objectif est surtout de rester propres : pas de dégâts, pas d’erreurs. C’est plus facile à dire qu’à faire mais on obtiendra un bon résultat que si on termine la course sans problème ».

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Antonio Giovinazzi associé à Alessandro Pier Guidi et James Calado sur la n°51 revient sur les variations de températures auxquelles les équipes seront confrontées durant la course : « Je pense que la nuit, la baisse des températures sera cruciale. Il faudra comprendre rapidement s’il vaut mieux utiliser les pneus médiums avec moins de dégradation et des relais plus longs ou les softs qui permettent d’être plus performant lors des reprises aprés voiture de sécurité car ou slow zone, mais avec plus d’usure. Dimanche, on attend des températures qu’on n’a pas eues toute la semaine, avec une piste qui pourra atteindre 45° C ce qu’on n’a jamais testé jusqu’ici. Ce sera nouveau pour tout le monde. S’il y a plus de dégradation, on essaiera d’adopter une stratégie plus douce sur les pneus pour être plus performant que nos concurrents ». Il donne aussi son impression sur les principales différences en termes de préparation et d’ambiance par rapport au pilotage des monoplaces qu’il a piloté par le passé notamment en Formule 1 : « C’est une approche complètement différente. En endurance, il faut penser à long terme. Au départ ou dans les premières heures au Mans, on ne peut pas tout risquer immédiatement car la course est très longue. En Formule 1, en revanche, le premier tour est crucial pour gagner un maximum de positions et on sait combien il est difficile de dépasser parfois. En plus, on partage la voiture avec deux autres pilotes, l’endurance est davantage une discipline d’attente où l’on attaque vraiment quand c’est nécessaire. Par exemple, sur une 24 heures, il s’agit de se retrouver dans le même tour que le leader dans la dernière heure ou les deux dernières heures. Ensuite, s’il y a une voiture de sécurité, tout redevient possible ».

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Ferrari vise une quatrième victoire d’affilé en Sarthe ce week-end, Antonio Fuoco, pilote de la n°50, donne son sentiment à la veille du départ : «Tout d’abord, c’est toujours spécial d’être ici, encore plus avec Ferrari après ce que nous avons accompli ces trois dernières années. C’est quelque chose dont on se souviendra toute notre vie. Cette année, les conditions sont un peu différentes, mais de notre côté, nous allons toujours essayer de donner le maximum. Hier déjà, nous avons montré que nous poussons toujours, que nous essayons de nous battre avec les autres. Nous savons que ce ne sera pas facile, pas idéal mais nous ferons tout pour rester au contact des leaders » avant de poursuivre sur la confiance acquise aux 6 Heures de Spa et une troisième place décrochée derrière un double historique pour BMW. « Comme on l’a vu ces dernières années, à Spa comme ici, notre voiture est agréable à piloter et efficace. Mais lors des essais libres, on a vu que la situation est un peu différente. On ne peut pas dépasser en ligne droite, on fera de notre mieux. Il y aussi beaucoup d’éléments qui peuvent évoluer. Il faut être intelligents, réactifs et faire les bons choix. Ces trois dernières années, nous avons une très bonne équipe, notamment l’année où on a terminé avec seulement 1 % d’énergie. Je pense que nous sommes prêts ».

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