Pilote brésilien reconnu dans le monde de l’endurance, Pipo Derani est l’une des références de la discipline. Aujourd’hui, il est engagé dans le développement d’un nouveau programme en endurance avec Genesis Magma Racing et est impliqué depuis le départ dans le projet GMR-001. À l’approche des 24 Heures du Mans, il revient sur les défis de cette saison, l’évolution de la voiture et les ambitions en Sarthe.
Comment vous sentez-vous avant cette grande semaine ?
« Je me sens bien. C’est agréable d’être de retour car j’ai manqué Le Mans l’année dernière, je travaillais uniquement sur le développement de la voiture. Le Mans est toujours un endroit spécial. Je suis très heureux d’être de retour et nous avons encore énormément à apprendre. J’ai hâte de voir comment la semaine va se dérouler. »
La voiture a bien progressé puisque, après deux courses, vous avez marqué vos premiers points.
« Nous restons humbles et gardons les pieds sur terre. Nous avons effectivement marqué nos premiers points à Spa, mais ce n’était pas vraiment ce à quoi nous nous attendions. Nous avançons simplement étape par étape en remplissant tous les objectifs que nous nous sommes fixés. Jusqu’à présent, les progrès sont encourageants. Certaines choses fonctionnent bien, d’autres un peu moins, mais cela fait partie du processus. Nous essayons de faire progresser la voiture aussi rapidement que possible. »
Comment voyez-vous Le Mans cette année ?
« C’est un défi immense pour nous. C’est avant tout une phase d’apprentissage. Nous espérons pouvoir amener les deux voitures jusqu’à l’arrivée et apprendre le plus possible afin de mieux comprendre notre package technique pour la seconde moitié de la saison, puis revenir plus forts l’année prochaine. »
L’objectif principal est davantage d’accumuler des kilomètres ici ?
« Je dirais que oui. Pour le moment, cela doit être notre priorité. Nous devons continuer à repousser les limites de l’endurance de notre package, ce qui est tout à fait normal, et en tirer des enseignements. »
Qu’en est-il de la fiabilité de la voiture ? Vous avez effectué de longs tests d’endurance.
« Oui, nous en avons faits, mais la course est toujours différente et de nombreux autres facteurs peuvent influencer le résultat final. Nous travaillons donc encore très dur pour nous assurer que la voiture soit extrêmement fiable jusqu’au bout de l’épreuve, puis nous verrons ce qu’il en est. »
Comment avez-vous vécu les deux premières courses et qu’en retenez-vous ? Qu’avez-vous appris ?
« Nous continuons d’apprendre au fur et à mesure. Je pense que le plus important est la rapidité avec laquelle nous parvenons à résoudre un problème car il en apparaît constamment : chaque minute, chaque heure. L’essentiel est de développer notre compréhension de la voiture et notre manière de travailler ensemble en tant qu’équipe. Nous devons savoir comment aborder chaque problème que nous rencontrons et nous assurer de le résoudre le plus vite possible. Certaines difficultés sont simples et une équipe qui fait cela depuis des années les réglerait en un clin d’œil. Pour nous, cela peut parfois prendre un peu plus de temps car nous sommes encore jeunes, mais cela fait partie du processus d’amélioration de l’équipe. Jusqu’à présent, les choses se passent bien et nous avons encore une grande marge de progression. »

