Sebastian Priaulx (Ford) : « Me battre pour la victoire au général dès 2027 est un rêve pour moi ! »

Sebastian Priaulx est sur trois programmes cet été. Le futur pilote Hypercar Ford roule en effet en ELMS avec Proton Competition sur une Oreca 07 LMP2 (vous y reviendrons plus tard), en IMSA Endurance et en WEC avec la Ford Mustang GT3. Endurance Live a pu s’entretenir avec le fils d’Andy Priaulx avant les 24 Heures du Mans. 

Le fait de découvrir un châssis Oreca, même en LMP2, aide-t-il pour l’Hypercar Ford (châssis Oreca) ou cela n’a rien à voir ?

« Je pense que cela aide car L’ADN reste similaire. Même si ce n’est pas une Hypercar, vous êtes assis dans une position comparable. Peut-être que le cockpit est un peu plus grand en LMDh, mais les sensations de base sont là. Pour moi, apprendre cela cette année est bénéfique afin d’être prêt dès le début l’année prochaine. En GT3, vous êtes assis plus droit, alors qu’en P2 vous êtes allongé. C’est une différence importante.»

Passer de la Ford Mustang GT3 à l’ORECA 07 puis revenir à la GT, est-ce difficile ?

« Je ne dirais pas difficile. Au contraire, je pense que cela vous rend meilleur pilote parce qu’il faut constamment s’adapter. Il y a énormément d’ajustements à faire. Un week-end, vous vous habituez à la P2, puis le suivant vous revenez en GT. Mais ma base reste la GT, donc c’est un peu comme rentrer à la maison. Personnellement, je pense qu’il est plus facile de monter en catégorie que de redescendre. Mais cela fait partie de l’apprentissage d’un pilote. »

© MPS Agency

On vous imagine très heureux de faire partie du programme Hypercar Ford Racing et d’avoir été choisi.

« Bien sûr. C’est un rêve devenu réalité. Je suis extrêmement heureux de faire partie de Ford Racing et du « Blue Oval ». C’est une marque iconique et faire partie de ce projet, aller au Mans et se battre pour la victoire au général est vraiment un rêve pour moi. J’ai progressivement franchi les étapes, de la GT4 à la GT3, la LMP2 puis maintenant au LMDh avec Ford. C’est une formidable famille et j’espère que nous construirons encore beaucoup de succès et de souvenirs ensemble dans les prochaines années. »

Quand est-il prévu que vous pilotiez la voiture pour la première fois ?

« Je ne connais pas encore exactement ma date de premier roulage, mais je pense qu’en août nous aurons une opportunité. Mon programme est très chargé cette année entre l’ELMS, le WEC et l’IMSA Endurance, mais j’aurai forcément un peu de temps. C’est important pour moi de participer au développement parce qu’à chaque sortie de la voiture, il y a de gros progrès réalisés. Je veux faire partie de cela. Une seule journée d’essais peut déjà apporter énormément, et la semaine suivante on peut encore apprendre beaucoup plus. Je veux accumuler cette expérience parce que si je ne l’ai pas, cela me demandera plus de temps ensuite. Et je veux être immédiatement au niveau avant d’arriver au Qatar en 2027. Comme je l’ai dit, c’est un rêve absolu pour moi. »

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Jusqu’à présent, qu’avez-vous fait dans ce programme ? Du simulateur par exemple ?

« J’ai fait environ quatre ou cinq journées sur le simulateur Ford Racing à Charlotte (USA). Nous apprenons différents systèmes. Du côté de l’équipe, ils découvrent surtout tous les paramètres techniques parce que c’est très différent. Pour moi, il s’agit surtout de comprendre ce que font les différents systèmes : le frein moteur, le système fly-by-wire, qui est très différent de ce à quoi nous sommes habitués. Pour l’équipe, ce temps est extrêmement précieux maintenant, parce qu’on ne peut pas encore comparer avec la vraie voiture puisqu’elle n’existe pas encore réellement en piste. Nous apprenons donc les bases afin de prendre un peu d’avance.

Les 24 Heures du Mans approchent. Comment voyez-vous cette course pour vous en LMGT3 ?

« J’espère que nous aurons un bon rythme. Je pense que la Ford Mustang peut être forte là-bas. Beaucoup de facteurs entrent en jeu, mais je pense que nous avons une bonne voiture et que nous pouvons réaliser une belle course. Je n’y suis pas retourné depuis quatre ans, mais j’adore cet endroit. Nous avions fait une bonne course là-bas en 2022 (avec Dempsey-Proton Racing sur une Porsche avec une Porsche 911 RSR – 19  pilotée aussi par Christian Ried et Harry Tincknell, 14e en LMGTE Am). Malheureusement, nous avons eu un problème mécanique à la fin alors que nous roulions dans le top 3. J’espère donc que nous pourrons répéter ce genre de performance. »

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