Après un week-end plutôt difficile à Imola, Théo Pourchaire (Peugeot n°94) estime qu’il sera davantage en mesure de performer à Spa grâce à la vitesse de pointe de sa voiture. Il se méfie toutefois de l’importante dégradation de ses pneus.
À Imola, Peugeot avait déçu. Malgré la très belle quatrième place en qualifications signée Malthe Jakobsen avec la n°94, la marque au lion avait rétrogradé dans la hiérarchie lors de la course, terminant hors des points (12e et 16e). « C’est un résultat décevant car nous n’avons pas concrétisé en course les bons résultats démontrés en qualifications. Il va falloir analyser, en termes de performance et de stratégie, pour comprendre ce qui s’est passé. On a beaucoup de travail et l’équipe reste pleinement mobilisée et concentrée sur les échéances à venir, à commencer par Spa-Francorchamps« , partageait Emmanuel Esnault, le team principal au terme de la première manche de la saison.
Quelques semaines plus tard, les 9X8 sont de retour en piste à Spa-Francorchamps. Sur le tracé belge, les voitures n’ont pas l’air très à l’aise. Les 9e et 12e places en Libres 1 ainsi que les 7e et 14e positions en Libres 2 confirment cette impression. Pourtant, Théo Pourchaire estime que Peugeot a davantage de chances de se montrer ici qu’en Italie. « Honnêtement, je pense que le circuit est plus favorable. Après, on n’a pas eu une superbe journée (jeudi). Avec notre voiture, ce n’était pas incroyable. On sait ce qu’il faut améliorer. Si on veut se battre pour de bonnes positions, il va falloir améliorer ça. C’est toujours frustrant quand on n’est pas les plus rapides, mais on va y arriver« , partageait-il après la première journée de roulage.
La 9X8 souffre principalement de la dégradation des pneus arrière. Un point qui ne « donne pas confiance » aux pilotes, surtout sur un circuit avec de longues courbes très rapides. Le Français soulève aussi un problème : avec la dégradation, la voiture n’est pas en mesure de faire passer toute la puissance à l’épingle de La Source, qui conditionne une immense ligne droite derrière, ce qui fait perdre un temps conséquent. Selon l’ancien pilote de Formule 2, la dégradation des pneus vient de la nature même de l’hypercar. Même s’il pense que les nouvelles gommes Michelin « n’ont peut-être pas aidé« .
Toutefois, les Lionnes peuvent compenser avec l’une des meilleures vitesses de pointe du plateau (318,7km/h pour la n°94 en Libres 2). « C’est important d’avoir une voiture capable de doubler, de défendre. Sur un circuit comme Spa, il y a de grosses lignes droites, donc c’est important d’avoir une bonne vitesse de pointe. Ce paramètre peut nous donner confiance pour défendre ou remonter. » Grâce à cette bonne vitesse de pointe, l’équipage de la n°94 se disait prêt à « sacrifier » la qualification pour se concentrer sur la course. Malthe Jakobsen a tout de même travaillé sur cet exercice lors de l’ultime session d’essais libres tandis que Théo Pourchaire et Loïc Duval ont peaufiné les réglages pour la course.

