Jules Gounon (Alpine) : « Cette année, j’arrive avec plus d’expérience »

Le Français participe à ses deuxièmes 24 Heures du Mans au volant de l’Hypercar d’Alpine. Après une édition éprouvante en raison de ses multiples programmes, le pilote arrive plus sereinement en 2026.

L’an dernier, pour sa première avec Alpine dans la Sarthe, Jules Gounon avait couru. Dans tous les sens du terme. Le Français avait dû faire la navette entre Le Mans et Zandvoort, où il était engagé en DTM. « J’avais dû prendre l’avion pour venir faire mes tours ici, puis repartir pour la course aux Pays-Bas, avant de revenir au Mans », rappelle-t-il. Cette année, il n’est pas dans cette configuration, ce qui lui permet d’aborder la semaine la plus importante de la saison bien plus sereinement. Interrogé sur les progrès de la voiture par rapport à la précédente édition, Jules Gounon met en avant l’effort qui a été fait sur l’aéro balance. Alors que l’an passé l’A424 était très inclinée sur l’avant, cette fois, l’hypercar est plus à plat. « L’an dernier, la voiture était plus instable. Maintenant, on roule avec une voiture qui est plus à plat. Ça nous a vraiment aidé. »

La cuvée 2026 sera la dernière pour Alpine aux 24 Heures du Mans, la marque ayant décidé d’arrêter le programme en fin d’année. Jules Gounon n’a pas ressenti d’ambiance particulière au sein de l’équipe à l’approche de la classique. « Mardi, on a fait la photo tous ensemble avec les t-shirt spéciaux (Together Forever) et je me suis dit : « oui là c’est vraiment notre dernière au Mans ». Sans ça, rien ne changeait. Toute l’équipe est dans un état d’esprit qui est de venir pour bien travailler comme les dernières années. » Pour cette édition, il partagera son A424 avec deux autres Français, Fred Makowiecki et Victor Martins. Un sentiment spécial pour lui : un trio tricolore dans une voiture tricolore. De quoi lui rappeler quelques souvenirs. « C’est un feeling assez exceptionnel. Je me rappelle que mon père en 2005 était dans une Oreca aux couleurs Playstation avec trois Français (Stéphane Ortelli et Franck Montagny), c’était une ferveur exceptionnelle, je me ressens un peu dans cette situation. C’est un beau moment. »

© MPS Agency

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