En amont des 24 Heures du Mans, Cyril Abiteboul fait un point d’étape sur le parcours de Genesis. La marque espère se servir de cette course pour améliorer son hypercar.
C’est la sensation de ce début de saison. En deux courses seulement, Genesis a bluffé le public en étant dans le rythme d’abord à Imola, puis à Spa où la n°17 a inscrit ses premiers points grâce à la huitième place d’André Lotterer, Pipo Derani et Mathys Jaubert. Toutefois, s’il y a des motifs de satisfaction du côté de la marque sud-coréenne, la firme pointe du doigt quelques problèmes de fiabilité rencontrés sur ces deux premières manches du WEC. « Ces problèmes sont identifiés depuis un moment. Il y a des choses qui se corrigent vite et d’autres qui prennent plus de temps. L’une des faiblesses de notre programme, c’est que l’on a pas de banc d’essais qui permet de tourner en continu. Organiser des tests d’endurance, on ne peut pas le faire toutes les cinq minutes. Il y a des vraies zones d’anxiété sur la voiture. Heureusement, elles ne sont pas nombreuses. Mais, on sait quoi faire en cas de problème », indique Cyril Abiteboul, le team principal.
Entre Spa et Le Mans, Genesis a effectué un test d’endurance sur le circuit Paul-Ricard. Toutefois, la simulation de 24 heures n’a pas pu aller à son terme en raison de problèmes de fiabilité. Mais la marque, déterminée à progresser, a amené les pièces de cette session dimanche 7 juin pour la Journée Test pour qu’elles continuent à accumuler des kilomètres. « On voulait voir où elles en étaient. » Cette année, la formation sud-coréenne va participer à ses premières 24 Heures du Mans, une course que Cyril Abiteboul qualifie « d’ascension de l’Everest. Ce n’est pas simple de l’attaquer si tôt. Je préférerais que Le Mans soit plutôt en octobre ou en novembre. S’attaquer à une course 24 heures, c’est d’autant plus de stress. Mais il y a une très forte motivation » nuance-t-il. Cette épreuve va s’avérer très importante pour Genesis car elle va permettre d’accumuler énormément d’expérience. « On apprend beaucoup quand on tourne 24 heures, que ce soit sur la partie humaine, la partie matériel, sur le hardware et le software. On va accumuler beaucoup de données. On a envie d’avoir une première édition qui soit la meilleure possible. »

