Les premières sensations de Kazuki Nakajima avec le prototype hydrogène de Toyota

Le public des 24 Heures du Mans pourra découvrir le prototype hydrogène de Toyota. Kazuki Nakajima a pu le piloter lors d’un shakedown. Il livre ses premières impressions.

À l’occasion de la 94e édition des 24 Heures du Mans, Toyota poursuit son engagement en faveur des technologies alternatives avec la présentation en conditions réelles de son nouveau prototype à hydrogène liquide, le TR LH2 Racing. Développé sur la base du même châssis que l’Hypercar engagée par le constructeur japonais dans la classique mancelle, ce prototype expérimental constitue une nouvelle étape dans la recherche et le développement des motorisations à hydrogène destinées à la compétition automobile. Les spectateurs présents sur le Circuit de la Sarthe pourront découvrir le TR LH2 Racing lors de deux démonstrations programmées le jeudi 11 juin à 12h50 et le samedi 13 juin à 12h45. L’occasion d’observer en action un moteur à combustion interne alimenté par de l’hydrogène liquide.

« C’est très important pour Toyota. Il s’agit de ce qu’on appelle un véhicule démonstration. L’objectif est de nous permettre d’en apprendre davantage sur l’hydrogène, non seulement sur la technologie elle-même, mais aussi sur les infrastructures. De plus, comme elle fonctionne à l’hydrogène liquide, cela représente un défi différent de celui posé par l’hydrogène gazeux. Pour nous, il s’agit avant tout d’apprendre et le fait que nous puissions effectuer cette démonstration ici est une très bonne avancée. Je pense que, grâce au développement de cette auto, nous avons déjà beaucoup appris. », partage Kazuki Nakajima, ancien pilote WEC de Toyota.

© MPS Agency

Mais avant de le faire rouler dans la Sarthe, la marque japonaise a testé son prototype sur un circuit de tests et donc confiée à Kazuki Nakajima, ancien pilote WEC de la maison nippone. « Ça n’a pas été facile, mais je pense que le développement s’est déroulé sans trop de heurts. Nous avons rencontré quelques difficultés lors de notre premier shakedown. Nous avons eu beaucoup de mal à simplement faire rouler la voiture. Pas du côté du système à hydrogène, mais simplement parce que le système de la voiture ne fonctionnait pas correctement. Mais une fois que la voiture a commencé à rouler plus ou moins normalement, le système à hydrogène a fonctionné sans heurts et a bien progressé. Surtout du côté du moteur, où j’ai été assez impressionné par la fluidité de son fonctionnement. »

Interrogé sur un engagement prochain en compétition, le Japonais était dans le flou. Selon lui, il est encore impossible de dire à ce stade à quel moment on pourrait voir ce prototype sur un circuit. « C’est encore trop tôt pour le dire. L’infrastructure représente un défi de taille avec l’hydrogène liquide. » Avant de se concentrer sur l’aspect compétition, l’aspect principal est d’appréhender cette nouvelle technologie et toutes les infrastructures annexes : la technologie de combustion unilatérale, mais aussi les systèmes et les infrastructures liés à l’hydrogène. « Ce n’est qu’un début, mais je pense que pour une première étape, c’est déjà assez ambitieux. J’espère que nous pourrons donner une impression positive aux gens, y compris à vous, en leur montrant que c’est assez intéressant et que cela semble prometteur pour l’avenir. C’est donc l’objectif pour cette fois-ci », a confié l’ancien pilote à la presse.

©️ Toyota racing

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