Aston Martin est dans le coup lors des 6 Heures de Spa. La marque britannique a performé en qualifications et espère rééditer l’exploit en course. Globlament, la voiture se comporte bien, hormis dans Eau rouge.
L’équipe progresse. Arrivée l’an dernier en WEC, Aston Martin a effectué un très beau parcours. Les deux Valkyrie ont été en mesure de se montrer régulièrement aux avant-postes lors des dernières manches la saison passée. Cette année, les n°007 et 009 sont encore bien présentes. La n°007 (Harry Tincknell et Tom Gamble) a même pris les points de la 8e place lors de la manche inaugurale du championnat. À Spa, les voitures motorisées par le merveilleux V12 sont encore là. Le rythme a été très bon lors des essais libres. Un point qui a été confirmé lors des qualifications avec la 6e place de la n°009 et la 7e de la n°007. « Nous sommes davantage dans le match ici à Spa qu’à Imola. Nous sommes plus proches des autres. On est sur un circuit avec des courbes très rapides, ce qui nous convient. En revanche, quand on est derrière une voiture à l’Eau rouge, c’est plus compliqué. Il est préférable de n’avoir personne devant quand on commence un tour, sinon c’est plus délicat dans le premier secteur« , confie Marco Sorensen, qui partage la n°009 avec Alex Ribeiras.
Par rapport à l’an passé, les deux Hypercars ont nettement progressé. L’équipe a amélioré l’électronique, ce qui permet aux pilotes de se sentir plus en confiance. Cela a aussi un impact sur la gestion des pneus qui est bien meilleure. « On peut pousser la voiture un peu plus à la limite tout en ne dégradant pas trop les gommes. » Le Danois se veut confiant pour la course. Avec une voiture qui lui plaît et qui est à l’aise sur la majorité du circuit, il pourrait tirer son épingle du jeu. Après de très belles qualifications, les Valkyrie semblent en bonne position pour aller embêter les voitures de devant. « On ne peut pas prédire ce qu’il va se passer : il y a plusieurs stratégies possibles, il peut se passer des choses en piste… » Aston Martin composera une nouvelle fois avec deux pilotes par voiture. Une situation qui a tendance à épuiser davantage les organismes, mais cela n’inquiète pas Marco Sorensen. « J’ai l’habitude. C’est physique, mais j’adore ça. À Imola, j’ai passé quatre heures dans la voiture, c’était éprouvant. J’étais fatigué, mais c’est ce que j’aime.«

