Charles Milesi : « Pour la dernière d’Alpine, une sixième place, c’est quand même bien ! »

Soixante-trois ans après ses débuts aux 24 Heures du Mans avec la M63, Alpine retrouvait la Sarthe pour son vingt-quatrième engagement sur l’épreuve, le troisième consécutif avec l’A424. En qualifications, l’Alpine A424 n°35 se distinguait avec meilleur temps des essais qualificatifs avec Ferdinand Habsburg. Idem en Hyperpole 1 avec Charles Milesi cette fois-ci au volant. Finalement, António Félix da Costa s’assurait la troisième place sur la grille. La n°36 pilotée par Frédéric Makowiecki, Jules Gounon et Victor Martins manquait l’Hyperpole 2.

 En course, les voitures ont eu un bon rythme. Puis quelques soucis sont venus ralentir la n°36 : des vibrations d’abord, puis plus grave la casse d’un couteau de barre antiroulis avant. A un tour des leaders, la n°36 a eu un crevaison et un souci de batterie. Elle finit 10e alors que la n°35 a connu un course sans souci qui lui  permis d’arracher une 6e place finale comme le confirme Charles Milesi à Endurance Live à l‘arrivée. « Une course sans erreur. On a optimisé tout ce qu’on pouvait faire avec le package qu’on avait. À la fin, c’est une sixième place. On était un peu dans un « no man’s land » en termes de rythme. Le top 5 était inatteignable en termes de rythme et de performance et les autres derrière étaient vachement moins vite que nous. Donc au final, on s’est retrouvé un peu dans une position bizarre. Après, c’était pour la dernière d’Alpine donc une sixième place quand même, ce n’est pas si mal après tous les problèmes qu’on a eus sur ces deux dernières années avec la voiture. On aurait bien aimé peut-être un top cinq, mais au final, on finit à six secondes de la Ferrari n°51 et on est dans le même tour que le vainqueur. Ca reste quand même une bonne satisfaction. Après, c’est un chapitre qui va se clôturer. Il reste encore cinq courses en WEC pour finir ça en beauté. Mais on a déjà fait une grande partie de la saison maintenant. »

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Alors que la course fut sans anicroche, il en manquait quand même un peu car à aucun moment la n°35 s’est battue devant. « En vitesse de pointe, on était bien. Je dirais que des fois, avec la voiture, ce qui nous manquait, c’était un peu de la constance au niveau des freins. On sait que c’était toujours un point sensible de l’Alpine. On voulait essayer de garder le joker frein pour l’année prochaine, mais malheureusement, il n’y aura pas de 2027 pour nous. On se dit que, peut-être avec le recul, on aurait pu l’utiliser pour cette année. Après, il n’y aura pas eu de miracle non plus en changeant les freins, mais je pense que ça aurait permis d’apporter peut-être un peu plus de performance. Par rapport aux essais, on avait des freins qui fonctionnaient un peu moins bien. Donc c’est la chose qu’on n’arrive pas trop à contrôler des fois sur ces voitures-là, c’est tellement compliqué. Mais on n’est pas les seuls à galérer avec ça, mais avec les freins qu’on avait aux essais, on aurait peut-être pu gratter trois, Cependant, il n’y a rien à regretter. Comme je dis, on a fait une course sans erreur, un peu comme la Porsche l’année dernière (qui finit 2e derrière la Ferrari n°83, ndlr). Il n’y a pas à aller chercher beaucoup plus. Il ne faut pas avoir de regrets parce qu’au final, on a exploité le maximum du package et puis, nous, de notre côté, on a réussi à faire une course vraiment sans erreur. »

Après ces 24 Heures du Mans, Alpine Endurance Team se tourne désormais vers leur prochain rendez-vous en Championnat du Monde d’Endurance FIA : les 6 Heures de São Paulo (10-12 juillet), quatrième épreuve de la saison 2026.

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