Cette 94e édition des 24 Heures du Mans était spéciale pour Peugeot. En effet, le constructeur de Sochaux fêtait le centenaire de sa première participation. Malheureusement, cela ne s’est pas passé comme prévu avec un gros manque de performance.
Ce fut déjà criant dés les qualifications où les deux 9X8 se sont élancées depuis les 16e et 18e positions sur la grille samedi. Les six pilotes ont fait preuve de résilience tout au long des 24 heures, enchaînant les relais sans jamais relâcher leurs efforts avec notamment deux quintuples relais pour Malthe Jakobsen. Malgré un remplacement du bloc arrière sur la n°94 et un drive-through pour la n°93, l’équipe a réalisé une course pratiquement sans faute. Les deux Hypercars ont franchi la ligne d’arrivée 11e pour la n°94 de Loïc Duval, Théo Pourchaire et Malthe Jakobsen et 12e pour la n°93 de Paul Di Resta, Nick Cassidy et Stoffel Vandoorne.
« Ce fut une course compliquée, à l’image des qualifications, mais c’était ce qu’on avait » avoue Loïc Duval à Endurance Live à l’arrivée. « On retrouve un petit peu le même tableau qu’en qualif. On peut être satisfait d’avoir les deux voitures à l’arrivée sans aucun problème mécanique, aucune erreur de la part des pilotes. C’est plutôt une bonne chose au niveau opérationnel. Il nous manquait du rythme, donc ce fut dur. On n’est pas là pour ça, c’est frustrant, ce n’est pas ce qu’on souhaite, mais par contre, on a fait le boulot. »
Les pilotes n’ont jamais baissé les bras tout au long de cette course et ils ont fait preuve de courage, il faut bien l’avouer. Prendre le départ d’une course aussi prestigieuse alors que l’on sait que, sur le papier, on a aucune chance, n’est pas chose aisée. « C’est sûr que c’est très dur, mais on n’a pas déposé les armes avant le départ. Si jamais, il fait très chaud, tu te dis : « On va voir, peut-être que ça va évoluer d’une façon ou d’une autre ». Mais on s’est vite rendu compte que c’était la même tendance que les 10 deniers jours. Alors oui, quand tu te réveilles à 2 heures du matin, ce n’est pas quelque chose de simple, c’est moins excitant que de se battre pour des gros points, un podium ou une victoire. Mais c’est comme ça. À la fin, on est quand même des passionnés et des sportifs. Et puis c’est aussi notre travail, on bosse pour un constructeur. »
La saison WEC est encore loin d’être terminée, et l’équipe est d’ores et déjà tournée vers les prochaines échéances, avec la volonté de continuer à progresser. « Maintenant, on va regarder devant dès demain (lundi), on doit travailler et progresser parce qu’on a envie d’aller jouer devant. » Prochaine manche : les 6 Heures de Sao Paulo le 12 juillet.

