Aston Martin était en lutte pour le podium, mais a dégringolé au classement en fin de course. Ferrari a connu toutes les peines du monde. Genesis, bien partie en début de course, n’a pas concrétisé. Peugeot a marqué de gros points, mais a perdu une voiture.
Des points, mais un abandon pour Peugeot
Peugeot a sauvé son week-end en toute fin de course. La n°94 est parvenue à signer son meilleur résultat de la saison avec une sixième place. Cela vient effacer l’abandon de la n°93 qui, selon les premiers éléments, aurait été victime d’une défaillance au niveau de la boîte de vitesses. Au vu des performances de la 9X8 sur ce même tracé les années précédentes, on pouvait attendre mieux des Lionnes. « Je crois que nous sommes tous très contents, du moins de notre côté du garage, celui de la n° 94. C’est vraiment dommage pour la n°93 d’avoir eu des problèmes techniques. Ils avaient au moins pris un meilleur départ que nous en début de course. Ensuite, c’était très chaotique. Il restait environ une heure et demi de course pour assurer un bon résultat. Nous sommes donc très reconnaissants envers toute l’équipe pour ses efforts, et surtout pour ne pas avoir baissé les bras malgré les difficultés du début. Compte tenu des qualifications et des conditions météorologiques d’hier, nous étions clairement en difficulté« , estime Malthe Jakobsen, de la n°94.
Ferrari à la peine
L’un des week-ends les plus compliqués de la Scuderia depuis son retour au plus haut niveau en WEC. C’est simple, les trois 499P sont passées au travers. La n°50 a abandonné, les n°83 et n°81 n’avaient pas de rythme. Plusieurs pénalités ont d’ailleurs été distribuées aux deux voitures officielles. Après la victoire à Austin, cette épreuve japonaise contraste vraiment. Au final, c’est un petit point ramené pour les rouges, grâce à la n°51. « Tout ce qui pouvait mal tourner a mal tourné. Le choix des pneus au départ n’était peut-être pas idéal, mais nous aurions quand même pu nous en sortir s’il n’y avait pas eu toutes ces reprises de course après le passage de la voiture de sécurité. Il était très difficile de faire remonter les pneus en température. Ensuite, nous avons écopé de deux pénalités que nous n’avons pas pu purger aux stands à cause de la neutralisation, ce qui a annulé les écarts et joué en notre défaveur sur ce point. Nous allons rapidement oublier cette course et nous tourner vers l’avenir », indique James Calado, pilote de la n°51.
Aston Martin s’écroule en fin de course
C’est une déception de voir Aston Martin si bas dans le classement. Alors que les Valkyrie étaient les seules voitures à pouvoir tenir tête aux Alpine et disputer la victoire, la n°009 a finalement terminé au 9e rang tandis que la n°007 a accumulé les pénalités, ce qui l’a fait dégringoler à la 14e position. C’est un gros coup manqué pour la marque britannique : elle montre qu’elle est de plus en plus performante, mais qu’au moment de conclure, elle n’arrive pas à concrétiser. « Déception : c’est sans doute le mot qui résume le mieux cette journée. Nous avions une voiture incroyable, probablement la plus rapide que nous ayons eue depuis le début du programme, et nous avions le potentiel pour obtenir un excellent résultat. L’équipe a été concentrée tout au long du week-end, la voiture était extrêmement rapide, mais avec nos deux voitures, nous n’avons tout simplement pas su exploiter notre potentiel. J’ai commis une petite erreur qui a eu de très lourdes conséquences, et j’en suis désolé pour l’équipe » partage Tom Gamble, pilote de la n°007. « Ce n’est pas ce que nous voulons. J’espère que nous pourrons nous rattraper avec un podium, voire mieux, une victoire, lors de l’une des deux dernières courses. Ces prochains jours vont certainement être difficiles à surmonter. Le point positif est que la voiture est plus rapide que jamais et que l’équipe fonctionne à la perfection. Nous allons continuer à progresser petit à petit, garder la tête haute et voir comment nous nous en sortirons à Barcelone« ,
Mauvaise stratégie et un rythme moins important en fin de course chez Genesis
Il y avait du potentiel chez Genesis. La voiture a été performante sur le sec mais aussi sur la piste humide. Les essais de tours rapides ont été payants car cela a permis aux deux GMR-001 de démarrer depuis les premières places sur la grille de départ. Avant le week-end Mathieu Jaminet nous indiquait qu’il était possible que la marque signe un top 6 avant la fin de la saison. Concrètement, vu le début de course de la n°19, on aurait pu le croire. De son côté, la n°17 a souffert avec son choix de pneus : des mediums contre des tendres pour la concurrence. Cette dernière a été lourdement pénalisée en fin d’épreuve pour avoir roulé avec une pression de pneus trop basse. Quand la pluie a fait son apparition, elle a tenté un coup de poker qui n’a pas marché. Au final, elle termine à la dernière place. La n°19 a baissé de rythme au moment où il ne fallait pas et doit se contenter d’une 11e position. « Ce n’était pas une course facile. Sur l’ensemble du week-end, il y a des choses positives à prendre, notamment les essais libres, avoir les deux voitures dans le top 5 en qualifications… On a commis des erreurs qui coûtent cher, surtout dans un plateau qui est ultra serré« , glisse Mathys Jaubert, pilote de la n°17.

