Lone Star Le Mans : Genesis encore dans les points, déception chez Peugeot, BMW dans le mal, Cadillac solide en course

Suite de notre débriefing Hypercar des 6 Heures de COTA. Après les quatre premiers constructeurs, voici notre 2e partie. Cadillac a été très rapide pour sa course à domicile. Genesis, malgré une baisse de rythme a signé son meilleur résultat de la saison. BMW et Peugeot ont eu du mal tout au long de cette manche américaine. 

BMW : un concurrent au titre en difficulté

Ce n’étaient pas les BMW de Spa et du Brésil. Loin de là. Apès une très belle première partie de saison, la marque bavaroise n’a pas attaqué la deuxième moitié de la meilleure des manières. Globalement, le week-end a été compliqué dès les essais libres avec un rythme en deçà de la concurrence, et notamment Toyota, rival pour les titres pilotes et constructeurs. On se disait que la marque japonaise allait mettre un coup de bambou aux voitures engagées par WRT. Au final, l’abandon de la n°7 est venu « sauver » les BMW. La n°15 était celle qui avait le plus de rythme et s’est même retrouvée un temps en cinquième position avant de perdre quelques places et de retomber au 8e rang. En ce qui concerne la n°20, la performance était un peu moins présente et n’a pas inscrit de points, avec une 12e position à l’arrivée. Heureusement pour cet équipage, cette contre-performance n’a pas d’incidence au classement pilotes puisque leurs rivaux de la n°7 ont également eu un zéro pointé. De fait, la n°20 et n°7 restent à égalité de points. Toutefois, au classement constructeurs, BMW voit Toyota inscrire quatre unités de plus. « Malheureusement, nous n’avons pas pu capitaliser sur notre bonne première moitié de saison du WEC sur ce circuit et dans ces conditions. De plus, aucune de nos deux voitures n’a réalisé une course sans faute. Ce résultat, avec une huitième et une douzième place, est décevant au regard de ce que nous avons accompli jusqu’à présent avec la BMW M Hybrid V8. Notamment avec la voiture numéro 20, dont les pilotes sont en lice pour le titre, les points auraient été cruciaux. Finalement, nous avons profité de l’abandon de la Toyota n°7. Je suis désolé pour nos concurrents, qui ont réalisé une excellente performance et auraient mérité la victoire » reconnaît Andreas Roos, le directeur de BMW Motorsport.

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Une Cadillac n°38 très solide, la n°12 plus en retrait

Sébastien Bourdais avait-il un message à faire passer ? Le Français, qui ne sera pas conservé l’année prochaine a réalisé une solide prestation sur les terres de son employeur. Sa voiture, la n°38 a été une véritable menace pour la concurrence, notamment la Toyota n°7 et l’Alpine n°35 qui visaient la victoire. Earl Bamber a été particulièrement remarquable dans sa gestion du trafic et dans sa défense avec des pneus très usés face à des voitures avec des gommes fraîches. Cette voiture a réalisé un week-end parfait avec une 2e place en prime. « Ce fut une journée vraiment spectaculaire, c’est formidable d’avoir décroché la deuxième place lors de notre course à la maison. Je pense que l’équipe a mené une course parfaite : nous étions en tête à un moment donné et avons réussi à remonter la pente à deux reprises malgré un désavantage stratégique lié aux voitures de sécurité virtuelles. Je pense donc que tout le monde est vraiment ravi de repartir avec cette deuxième place » confie Earl Bamber. En revanche, la course de la n°12 a été plus difficile et un peu loin des attentes. On a pu constater un véritable écart de niveau entre les deux hypercars engagées par la marque américaine ce week-end. Les points ont été difficiles à aller chercher face à cinq autres voitures qui étaient prêtes à tout pour terminer le plus haut possible. Avec, en plus, une pénalité de 5 secondes ajoutée à l’arrivée, la n°12 récupère une 9e place avec seulement trois dixièmes d’avance sur la Peugeot n°94, 10e, et une seconde sur la Ferrari n°51, 11e. « Dans l’ensemble, ce fut une course difficile. Remonter depuis notre position de départ (15e) allait forcément être compliqué, nous avons donc dû opter très tôt pour une stratégie différente. Nous progressions bien, mais le moment choisi pour l’intervention de la voiture de sécurité virtuelle n’était vraiment pas idéal pour nous. Du coup, lors des derniers relais, nous avons dû nous montrer assez agressifs pour tenter de nous frayer un chemin dans le peloton. Nous nous en sommes bien sortis, en terminant la course à la 7e place, mais nous avons écopé d’une pénalité de cinq secondes. Deux courses consécutives avec des podiums pour l’équipe, cela montre que nous faisons de grands progrès » indique Will Stevens.

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De nouveaux points pour Genesis

A ce rythme, la marque coréenne va devenir un candidat sérieux pour intégrer la zone des points à chaque course. Lors de chaque séance de qualifications, Genesis répond présent. Cette fois à Austin, les deux voitures ont intégré l’hyperpole : 8e pour la n°17 et 10e pour la n°19. Le début de course de la n°17 a été excellent. Mais l’excès de confiance d’André Lotterer a coûté cher. En lutte pour les premières places, l’Allemand est parti en tête-à-queue et est reparti dernier. Si la suite de la course a été discrète pour cette voiture, les neutralisations ont permis à l’équipage de rester dans le coup. En fin d’épreuve, Mathys Jaubert a été excellent, audacieux, et n’en a pas trop fait. Il a fini par franchir la ligne au 7e rang, signant le meilleur résultat de la marque. La n°19 était aussi performante en fin d’épreuve, mais l’intervention de la dernière voiture de sécurité a gâché la stratégie et la voiture a terminé à la 15e position. « Ce n’était pas le dernier relais le plus facile. Je me battais contre des pilotes très expérimentés et j’avais du mal parce qu’il faisait très, très chaud dans le cockpit. Nous sommes encore en train de développer la voiture, que ce soit au niveau du freinage, de l’adhérence ou de tout le reste, donc me battre contre eux était d’autant plus difficile. Certaines voitures derrière moi avaient quatre pneus neufs, je savais donc qu’il m’était impossible de les affronter. Mais je savais que les BMW, les Peugeot et les Cadillac suivaient la même stratégie, alors j’ai fait de mon mieux pour me battre contre elles et je pense avoir fait du bon travail. Nous avions le rythme pour marquer des points et je pense que nous méritons cette place. J’ai beaucoup poussé, en faisant de mon mieux pour les dépasser. Je suis très heureux de ce résultat » partage Mathys Jaubert, de la n°17.

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La Peugeot n°94 sauve les meubles

C’était un nouveau week-end compliqué pour la 9X8. Habitué aux exploits en qualifications, Malthe Jakobsen dans la n°94 n’est pas parvenu à rejoindre l’Hyperpole. De fait, les deux hypercars sont parties depuis les 12e et 16e positions. Le début de course a tout de même été positif, avec quelques places gagnées. Mais la n°93 s’est vite retrouvée en difficulté. La marque a voulu anticiper son relais et confier le volant à Nick Cassidy afin de se positionner au mieux en vue des éventuelles averses attendues en cours d’épreuve. Mais ce dernier a commis une erreur dans la partie sinueuse et est parti en tête-à-queue. Bilan : une chute à la dernière place qu’elle n’a plus quittée. La n°94 a sorti la tête de l’eau en fin d’épreuve en allant chercher le point de la 10e position. « Nous nous attendions à un week-end difficile compte tenu des spécificités du circuit et de la région. Cette semaine de course a été particulièrement exigeante pour les pilotes, les équipes et bien sûr les voitures, en raison de la chaleur et de l’humidité très élevées. Après les qualifications, nous avons exploré deux approches différentes pour la course, en termes de longueur des relais et de choix de pneumatiques au départ. Des averses étaient attendues à un certain moment de l’épreuve et ont influencé certaines décisions concernant la n°93, qui s’est ainsi retrouvée exposée au risque de perdre un tour. La n°94 pouvait raisonnablement viser une 7e place, et la bataille lors de la dernière heure a été particulièrement intense. Il nous reste encore du travail pour être performants sur l’ensemble d’un week-end de course et convertir notre potentiel en résultats solides », estime Emmanuel Esnault, le team principal.

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