24 Heures du Mans : une Genesis à l’arrivée, Alpine 6e, Peugeot en grosses difficultés, Aston Martin dans les points

Comme on pouvait s’y attendre, les 24 Heures du Mans ont été difficiles pour Genesis et Peugeot. Aston Martin a réalisé une course anonyme, Alpine, malgré un bon début d’épreuve, a reculé dans le classement.

Genesis : un difficile apprentissage

En interne, on s’en doutait un peu. Tout au long de la semaine, des inquiétudes sur la fiabilité ont été partagées. La n°17 en a malheureusement été victime dans la matinée : une suspension a cédé. Mathys Jaubert, présent à ce moment dans la voiture, a dû abandonner, non sans avoir signé des temps au tour prometteurs. Pour l’autre voiture, la n°19, on est allé au bout, mais la voiture a terminé en fond de classement de catégorie (13e à neuf tours). Toutefois, la marque coréenne a impressionné, notamment en Hyperpole avec les 6e et 9e chronos et il faudra compter sur elle dès l’année prochaine en Sarthe. « Je suis extrêmement fier et très heureux pour toute l’équipe, je pense que nous méritons ce résultat » déclare Paul Loup Chatin. « Le Mans est la course la plus difficile au monde à terminer, sans parler de la gagner, bien sûr. Pour y parvenir, il faut des milliers et des milliers d’heures de travail en amont pour s’assurer que la voiture est préparée au mieux, puis, pendant toute la semaine, tout est question de détails, de gestion, de cohésion d’équipe et d’esprit d’équipe. Je pense que c’est là que nous avons réussi aujourd’hui. Nous travaillons tous ensemble dans la même direction et nous avons tout simplement de quoi être très fiers de nous. Nous avons écrit une petite page d’histoire aujourd’hui, c’est tout simplement incroyable au vu du travail formidable que l’équipe a accompli depuis le début du programme. » 

© MPS Agency

Peugeot : une course très compliquée

D’entreé, la semaine mancelle a été difficile pour la marque française. Les 9X8 accusaient un lourd retard face à la concurrence et cela s’est confirmé lors des qualifications puisque les n°93 et n°94 sont restées à quai. En course, le rythme n’était pas là et elles ont rapidement pris du recul face aux autres hypercars. Si elles ont terminé la course, ce qui est positif, elles sont arrivées très loin, à 5 et 6 tours du vainqueur. « Si on oublie la position de départ, on peut être satisfait parce que l’équipe, en termes d’exécution, a été remarquable, il n’y a pas eu d’erreur » dit Emmanuel Esnault, Team Principal de Team Peugeot TotalEnergies. « Après, on savait qu’en partant d’où on partait, il fallait qu’on soit parfait pour essayer d’espérer un minimum. Comme l’AF Corse 83 et la Cadillac WTR ne sont pas enregistrées au championnat du monde, on récupère la neuvième et la dixième place au niveau points. Maigre consolation, mais c’est bien pour l’équipe. Voir le drapeau à damier est toujours, quand on vient ici, une sorte de satisfaction malgré tout, mais on a encore beaucoup de travail, on n’avait pas le rythme en course et pas autant qu’en qualification. Pour différentes raisons, les challenges qu’on rencontre habituellement avec la voiture sur sa sensibilité aux bosses et l’exploitation des pneumatiques ont été compliqués, dans la mesure où les conditions de piste ont été assez exceptionnelles en termes de température pendant la course. »

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Alpine : un début de course devant avant de reculer

Pour sa dernière au Mans, la marque au A fléché voulait bien performer. En début de semaine, les A424 pointaient souvent dans la première partie de tableau lors des essais libres. Ferdinand Habsburg, dans la n°35 a même réalisé le meilleur temps de la qualification : une première victoire pour les Bleus. Au final, cette voiture est partie depuis la troisième place sur la grille. L’autre Hypercar était un peu plus en retrait, avec une 13e place lors de l’exercice du tour rapide. En course, la voiture la mieux placée sur la grille est parvenue à maintenir sa position un long moment jusque dans la nuit, avant de tomber au classement. Elle finit tout de même 6e dans le même tour que le vainqueur, mais sa course ne l’a jmais emmenée aux avant-postes. Pour la n°36, le scénario a un peu différent : une course passée aux environs de la dixième place suite à la casse d’un couteau de barre antiroulis avant. « C’était une course difficile, mais les 24 Heures du Mans le sont toujours » avoue Philippe Sinault, Team Principal Alpine Endurance Team. « Nous pensions que notre package nous permettrait d’être plus régulièrement aux avant-postes. Nous y sommes parvenus par moments, mais pas de façon constante. En revanche, nos équipages ont réalisé une prestation remarquable, sans commettre la moindre erreur. Il en va de même pour les mécaniciens dans les stands, qui ont été irréprochables. Nous n’avons reçu ni réprimande ni pénalité, ce qui est également à souligner. À certains moments, nous n’avions tout simplement pas la performance nécessaire pour que nos pilotes puissent se battre plus haut. Cela montre qu’il nous reste du travail, mais cette sixième place récompense beaucoup d’efforts et de sacrifices de la part de toute l’équipe. Il s’agit du meilleur résultat de l’Alpine A424 aux 24 Heures du Mans, avec un nouveau top dix à la clé. »

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Aston Martin : on attendait mieux des Valkyrie

Après un début de semaine intéressant avec le meilleur temps lors de la Journée Test, les Valkyrie ont perdu un peu de vitesse au moment de l’hyperpole. La n°007 n’est pas parvenue à décrocher sa place pour la H2 et la n°009 a seulement réalisé le neuvième chrono. En course, les Aston Martin ont été plutôt anonymes et ont toujours flirté avec la zone des points. La n°007 est parvenue à ramener quelques unités de la Sarthe (8e à deux tours). La n°009 était proche aussi d’y arriver, mais un problème à 1h10 du terme (Problème de bras oscillant arrière) l’a condamnée puisqu’elle a dû rentrer dans son stand. « Une exécution sans faille, nous n’avons écopé d’aucune pénalité, n’avons rencontré aucun problème » avoue Harry Tinknell. « La 8e place correspond au maximum de ce que nous pouvions faire en termes de rythme. En tout cas, c’est agréable de tenir jusqu’à la ligne d’arrivée et il y a une belle progression par rapport à l’année dernière. Nous avons marqué des points dans les trois courses, mais nous n’avions pas assez de vitesse en ligne droite pour rivaliser, surtout dans le secteur 2 où nous perdions plus d’une seconde. Nous avons poussé au maximum tout au long de la course, mais au final, on n’est pas venu ici pour finir 8e, mais il y a aussi une certaine satisfaction à quitter la piste en sachant qu’on a atteint la meilleure place possible que la voiture pouvait obtenir. »

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