Les appels de phares peuvent-ils déstabiliser les pilotes ?

Dans de nombreuses courses, on peut souvent voir les pilotes effectuer des appels de phares. Parfois, c’est pour avertir des concurrents plus lents, d’autres fois, c’est pour mettre la pression. Mais est-ce que cela fonctionne ?

C’est une scène à laquelle on assiste souvent. Dans une bataille en piste, la voiture de derrière utilise très fréquemment ses phares pour signaler sa présence. Traditionnellement, on a tendance à dire que c’est pour mettre la pression au pilote de devant dans le but de le déstabiliser. Ou alors, quand il s’agit d’une voiture d’une catégorie inférieure, c’est pour indiquer sa présence pour éviter un éventuel accident. « J’aime bien flasher parce que ça donne une sécurité. Surtout quand on commence à être fatigué, quand on voit un flash dans le rétro, ça donne toujours quelque chose dans la vision périphérique. En hypercar, c’est facile à utiliser : le bouton se trouve juste au-dessus de la palette pour passer la vitesse supérieure. Mon père (Jean-Marc) m’a toujours dit que ça pouvait servir. De mon côté, je trouve que lorsqu’on se trouve dans un combat de catégorie, ça ne sert pas à grand-chose à part essayer de déstabiliser un peu, même si je ne vais pas déstabiliser, par exemple, un Earl Bamber dans sa Cadillac car je l’ai flashé. Il n’y a aucun pilote de la grille qui va trembler car on lui a fait des appels de phares », avoue Jules Gounon, pilote de l’Alpine n°36 en WEC.

Le Français, engagé dans plusieurs championnats notamment aux 24 Heures du Nürburgring utilise très souvent cette technique car lors de cette course car il y a de très nombreux concurrents plus lents. « Tu as des amateurs qui sont bien moins rapides que toi dans les virages. Là, tu les utilises car tu montres que tu arrives. Lors de ma première participation aux 24 Heures du Nürburgring, les boutons de ma Mercedes étaient un peu durs. Quand, on faisait un clic, il y avait deux appels. Ce n’était pas assez. Donc, à force de l’utiliser, à la fin de la course, j’avais le pouce détruit (rires).« 

© Gruppe C Photography

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