Engagé en Hypercar en WEC dès 2027, McLaren affiche une feuille de route claire : réussir d’abord son retour au plus haut niveau de l’endurance mondiale avant d’envisager une arrivée progressive en IMSA. Présents à Daytona, Zak Brown et James Barclay ont confirmé que l’Amérique reste un objectif affirmé, mais secondaire à court terme.
McLaren avance par étapes. En marge des 24 Heures de Daytona, le directeur exécutif de McLaren Endurance Racing, James Barclay, a insisté sur le fait que la priorité absolue du constructeur britannique restait la mise en place de son programme Hypercar en FIA WEC, qui débutera sous la bannière McLaren United AS. “La première priorité est d’établir le programme Hypercar. Il y a énormément de travail cette année pour être prêts à tester et à préparer le Championnat du monde d’endurance” a expliqué James Barclay, tout en reconnaissant l’intérêt croissant de la marque pour une future présence en IMSA.
Si McLaren ne cache pas son ambition de voir son prototype LMDh, développé avec Dallara, évoluer un jour en WeatherTech SportsCar Championship, aucun calendrier précis n’est arrêté avant 2028. Une approche mesurée également défendue par Zak Brown pour qui la logique sportive et opérationnelle prime : « mettons d’abord le WEC en place et assurons nous qu’il fonctionne. Notre envie d’être en IMSA est très forte, mais il faut procéder étape par étape. »
La présence de l’état-major de McLaren à Daytona confirme toutefois que la porte reste grande ouverte. Sans exclure un programme partiel centré sur la Michelin Endurance Cup, James Barclay a rappelé lors de la conférence de presse que “toutes les options sont sur la table”, tandis que Zak Brown a laissé entendre que l’effort IMSA pourrait ne pas forcément être confié à United Autosports.
Enfin, le patron de McLaren Racing n’a pas écarté l’idée de faire les 24 Heures de Daytona en y associant à terme des pilotes issus de la Formule 1 ou de l’IndyCar : un clin d’œil assumé à l’ADN polyvalent de McLaren.

