Le 12 décembre dernier a eu lieu la cérémonie annuelle des FIA Awards qui s’est tenue cette fois à Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan. Elle y récompensait les pilotes, constructeurs et équipes impliqués en F1, Endurance, Rallye, Formule E, Rallycross, Rallye Raid et Karting, à chaque fois au niveau mondial.
L’ancien vice-champion du monde de Formule 1 Charles Leclerc était bien entendu présent et il a applaudi les récents exploits de la Scuderia (via Ferrari AF Corse) dans le championnat du monde d’endurance de la FIA. Le Monégasque, fan d’endurance, a aussi profité de l’occasion pour répéter sa volonté de prendre un jour le départ des 24 Heures du Mans.
« Avoir remporté le championnat FIA WEC et connu autant de succès en une année comme celle-ci est incroyable », a déclaré Charles Leclerc dont le frère, Arthur, a déjà pris le volant de la 499P lors du Rookie Test à Bahreïn en 2024. Depuis, cette auto a conquis les titres Pilotes et Constructeurs, mais aussi Le Mans, pour la troisième année consécutive. Lorsqu’il lui a été demandé s’il serait intéressé par le légendaire double tour d’horloge sarthois, Charles Leclerc a répond : « absolument ! Maintenant, je dois trouver un moyen de combiner la Formule 1 et Le Mans, car si je fais quelque chose, je veux le faire pour essayer de gagner. Pour cela, il faut se préparer car le niveau est très élevé, mais c’est certain, j’adorerais le faire. »
Ferrari récompensé
Robert Kubica, dont la performance surhumaine en fin de course lors de la 93e édition du Mans, est aussi monté sur scène. Il a été l’un des grands artisans du triomphe de la 499P n°83 AF Corse en juin dernier. « Ce fut difficile, il y avait beaucoup en jeu, surtout au cours des deux dernières heures », a reconnu le pilote polonais. « Le Mans est la course la plus importante et la plus difficile pour un pilote d’endurance, mais grâce à mes équipiers, grâce à l’équipe et grâce à Ferrari, nous avons réussi à la remporter. Il y a quatre ans, avec Yifei (Ye, son équipier en 2025), nous étions en tête dans le dernier tour en LMP2 et nous avons perdu à cause d’une défaillance technique. J’ai donc appris une chose : il est plus facile d’être au volant que de regarder son équipier terminer la course ! »
« Ce fut une aventure incroyable. La dernière fois [qu’il était au gala de la FIA], c’était il y a 12 ans. Je n’aurais jamais pensé que mon parcours dans le sport automobile se poursuivrait, que je reviendrais en Formule 1 et que je serais aujourd’hui aussi heureux en endurance. »
Les vice-champions du monde Kubica, Ye et Philip Hanson ont reçu les récompenses de leur succès aux côtés de leurs collègues pilotes Ferrari Antonio Fuoco, Nicklas Nielsen et Miguel Molina, qui ont terminé troisièmes du classement au volant de la 499P n°50, et Antonio Giovinazzi, James Calado et Alessandro Pier Guidi, champions du monde des Pilotes avec la n°51.
Le prix des constructeurs a été remis à Antonello Coletta, en présence du vice-président de la marque basée à Maranello, Piero Ferrari.
« Je suis sûr que notre fondateur, Enzo Ferrari, qui aimait les courses d’endurance, serait très fier de notre résultat, qui démontre la valeur de notre projet et l’unité de notre équipe », a déclaré le directeur mondial de Ferrari Endurance et Corse Clienti. «53 ans après notre dernier titre en Championnat du monde des voitures de sport, nous sommes très heureux que ce trophée revienne en Italie. »
Loïc Duval auteur du meilleur dépassement de l’année
Toujours lors de cette cérémonie, le prix « Action de l’année », décerné par les fans, a été disputé entre trois moments mémorables du WEC. Les autres finalistes étaient Laurens Vanthoor, pour sa magistrale défense contre les Ferrari de Robert Kubica et Antonio Giovinazzi dans le virage d’Indianapolis aux 24 Heures du Mans et Marco Sørensen, qui a exploité tout le potentiel de l’Aston Martin Valkyrie pour glisser son Hypercar entre l’Alpine A424 de Frédéric Makowiecki et le mur des stands à Interlagos.
Mais le vainqueur est l’ancien vainqueur des 24 Heures du Mans et pilote de l’équipe Peugeot TotalEnergies, Loïc Duval. Le Français a réussi à se faufiler entre la Ferrari de Giovinazzi et la BMW de Robin Frijns alors qu’il abordait à plus de 300 km/h la ligne droite de Kemmel à Spa…
« D’une certaine manière, la manœuvre était calculée, mais on ne peut jamais être sûr à 100 % », a déclaré le pilote de 43 ans, originaire de Chartres. « En sortant de La Source vers La Raidillon, il y avait une LMGT3 devant nous, mais j’ai essayé de maintenir autant que possible la distance avec les autres Hypercars devant moi et d’optimiser ma sortie de virage. Je voyais que j’avais réussi à conserver un peu plus d’élan qu’eux. Pas énormément, mais un peu. Et dans la montée, je me suis glissé dans le sillage de la Ferrari, car je savais qu’elle était légèrement plus rapide que la BMW. Au départ, je voulais passer à l’intérieur (des deux), mais j’ai vu que la BMW fermait la porte, alors je me suis décalé vers le milieu et j’ai heureusement réussi à me glisser entre eux. »
« Je me souviens de Hakkinen et Schumacher, et pouvoir réussir un dépassement comme celui-là était une sensation formidable. Il faut aussi que les autres pilotes soient très fair-play, et cela a fini par être une très belle manœuvre. J’ai vraiment apprécié cela et j’espère que nous pourrons en faire d’autres l’année prochaine ! »
Si vous voulez revoir d’autres superbes dépassements en WEC qui auraient aussi pu être en lice pour ce titre d’ « Action de l’année », retrouvez les dans la vidéo ci-dessous.
D’après le site du FIA WEC…

