Dans l’avant-dernier épisode de Beyond the Track, la série documentaire du FIA World Endurance Championship, le projecteur se braque sur un artisan essentiel de la réussite de Toyota : l’ingénieur de course Ryan Dingle, maillon stratégique entre cockpit et muret.
Marque la plus titrée de l’histoire du WEC, Toyota doit ses succès à une mécanique collective parfaitement huilée. Au cœur de ce dispositif, Ryan Dingle officie comme ingénieur de la voiture n°8 confiée aux multiples champions du monde Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryō Hirakawa. L’épisode suit l’équipe au Fuji Speedway, théâtre de la 100e course du championnat, où Toyota affiche un historique impressionnant mais aborde le rendez-vous 2025 sous pression, avec une GR010 Hybrid en fin de cycle face à une concurrence accrue.
Dingle se définit comme le trait d’union entre les différents départements techniques et la voix directe du pilote à la radio. Son rôle : traduire les sensations du cockpit en décisions stratégiques, ajustements techniques et choix opérationnels. Une communication fine et constante, que Buemi juge déterminante — l’ingénieur étant capable d’interpréter, au simple ton de la voix, l’urgence d’un problème ou la nécessité d’un réglage.
Dans un week-end compliqué au Japon, où la voiture sœur n°7 limite les dégâts avec une septième place, l’épisode rappelle que la performance ne repose pas uniquement sur le talent au volant. En endurance, la clé du succès se niche dans la précision de l’analyse, la qualité du dialogue et la capacité à garder le cap sous pression. Chez Toyota, l’ingénierie n’est pas un simple soutien : c’est la colonne vertébrale d’un palmarès bâti sur la constance et la rigueur.

