C’est sous un ciel nuageux que les 47 voitures se sont affrontées cette après-midi sur le circuit du Castellet. United a profité de cette manche pour renouer avec la victoire avec la manière.
L’Oreca n°22 de United Autosports pilotée par Griffin Peebles, Grégoire Saucy et Ben Hanley remporte les 4 heures du Castellet avec une avance de trois secondes sur l’Oreca n°34 de l’équipe Inter Europol Compétition partagée par Bijoy Garg et Reshad de Gerus. C’est la première victoire de United Autosports en ELMS depuis les 4 Heures de Portimao 2023.
A quelques hectomètres prêt, l’Oreca n°22 a mené les débats toute l’après-midi. Louis Rousset sur l’Oreca n°29 de l’équipe Forestier Racing by Panis a pris un départ très prudent depuis la pole et a laissé la tête à l’Oreca britannique conduite par Griffin Peebles dès le premier tour. L’Australien a alors fait un cavalier seul en tête. La n°22 est restée aux avant-postes de la course malgré les multiples interventions en piste du Safety Car. Ce n’est que dans la dernière demi-heure de course que son leadership a été ébranlé par l’Oreca n°34 de l’écurie Inter Europol Compétition pilotée par le Français Reshad de Gerus. A quelques vingt minutes du drapeau à damier, les deux voitures se sont accrochées à la Chicane Montreal. Elles ont pu pour autant reprendre la piste et le classement en est resté inchangé.
L’Oreca n°28 de l’équipe IDEC Sport pilotée par Paul-Loup Chatin, Job Van Uitert et Paul Lafargue, termine troisième, quelques cinq secondes derrière le vainqueur. Les Oreca n°18 d’IDEC Sport et n°10 de Vector Sport complètent le top 5.
L’Oreca n°29 du Forestier Racing by Panis a fait une course solide, restant au contact du leader lors des trois premières heures de course, mais elle a dû rentrer à son stand dans la dernière heure, à deux reprises, pour un changement d’aileron arrière et une pénalité de type « stop and go ». Elle a fini par abandonner
LMP2 Pro-Am : Nielsen Racing au sommet
En LMP2 Pro-Am, il a fallu attendre la mi-course pour que la course commence à se décanter. La n°83 pilotée par François Perrodo, Mathieu Vaxivière et Antonio Fuoco a finalement pris le drapeau à damier en tête mais elle doit se contenter d’une 6e place suite à une infraction sous drapeau jaune sanctionnée. La catégorie tombe dans l’escarcelle de l’Oreca n°27 pilotée par Kriton Lentoudis, Alex Quinn et James Allen. On retrouve en deuxième position, la voiture partie depuis la pole, à savoir l’Oreca n°99 de l’équipe AO by TF, à six secondes du vainqueur. L’Oreca n°30 de l’équipe Duqueine Team complète le podium malgré un départ pris depuis le fond de la grille.
LMP3 : victoire d’Inter Europol Compétition
En LMP3, la course a été très indécise. Partie depuis la pole, la Ligier n°4 du team DKR Engineering a laissé le commandement à la Ligier n°13 de l’équipe Inter Europol Compétition dès le premier tour. Puis celle-ci a donné le commandement à la Ligier n°11 de l’équipe Eurointernational, qui l’a gardé un bon quart de la course. Mais cette dernière est soudainement tombée en panne sèche à l’entrée des stands et a perdu un temps précieux pour regagner son garage. A quelques encablures de la mi-course, la Duqueine n°85 de l’équipe R-Ace GP était donc en tête avant d’être rappelée à son stand à deux reprises par la direction de course, pour que des réparations soient effectuées sur le diffuseur arrière gauche.
A mi-parcours, la Ligier n°4 a repris la tête de la course avant de se voir contrainte de s’arrêter à son stand un peu plus tard pour procéder à la fermeture d’une de ses portes. La Ligier n°13 pilotée par Alexander Bukhantsov, Henry Cubides et Chun Ting Chou prend et garde le commandement de la course jusqu’au drapeau à damiers. La Ligier n°68 de l’équipe M Racing termine au second rang, à quelques quinze secondes du vainqueur. La Ligier n°4 termine tout de même sur le podium, au troisième rang.
Le leader au championnat, la Ligier n°5 du Rinaldi Racing, a eu un début de course difficile puisqu’elle a dû démarrer de l’arrière de la grille de départ après s’être arrêtée en piste pendant le second tour de chauffe précédent le début de course. Plus tard, elle a causé un accrochage avec la Ferrari n°74 de l’équipe Kessel Racing et a reçu une pénalité. Elle termine au 7ème rang.
LMGT3 : Kessel Racing s’impose
L’équipe championne en titre, TF Sport, a pris la tête de sa classe dès le premier tour et l’a gardée sans sourciller pendant plus de deux heures. La Porsche n°54 de l’écurie High Class Racing, la n°75 du team Proton Compétition et la Ferrari n°57 du Kessel Racing ont ensuite essayé de reprendre la tête. Lors de la dernière heure, la course s’est décantée : la n°54 a pris une pénalité pour infractions aux limites de la piste et a rétrogradé au classement. La n°75 s’est accrochée avec la Ligier n°8 du Team Virage alors que la n°57 pilotée par Mathys Jaubert prenait la tête devant la Corvette n°33 du TF Sport. Le pilote Genesis Hypercar restera au premier rang jusqu’au drapeau à damier. Il remporte ainsi la course avec ses coéquipiers Takeshi Kimura et Daniel Serra devant la Corvette n°33 du TF Sport conduite par Blake Mc Donald, Alex Udell et Charlie Eastwood, avec une avance de dix-sept secondes. Les Ferrari n°86 de GR Racing et n°51 de l’équipe AF Corse suivent.
La Mercedes n°62 partie depuis la pole, a eu une après-midi chaotique. En outre, son pilote Abdulla Ali Al-Khelafi s’est accroché avec Takeshi Kimura sur la Ferrari n°57, au Virage de l’Hôtel lors de la première heure de course. Jugé responsable de cet accrochage, le Qatari a pris une pénalité. Un peu plus tard, l’auto s’est accrochée à nouveau avec une autre voiture, la Porsche n°54 de High Class Racing. Cela débouche sur une seconde pénalité. La Mercedes a finalement salué le drapeau à damiers en 11ème position.
Rendez-vous dorénavant à Imola pour la troisième manche de l’ELMS, le dimanche 5 Juillet. Mais auparavant, les concurrents, 19 LMP2 et quatre LMGT3, ont rendez vous pour disputer les 24 Heures du Mans.
Matthias Fernandez
Le classement de la course est ICI.

