Alan Jones est décédé ce jeudi. Il est né le 2 novembre 1946 et est devenu une légende de la Formule 1 en remportant le Championnat du monde des pilotes en 1980 avec l’écurie Williams. Reconnu pour son style de pilotage agressif et sa force de caractère, le pilote australien a été le premier champion du monde de l’histoire de l’écurie de Frank Williams.
Après avoir quitté son pays natal, Alan Jones arrive en Europe en 1970 et finance lui-même ses débuts en Formule 3. Cela le mène en Formule 1 en 1975 au sein de l’écurie privée Hesketh, avant de piloter pour l’équipe d’un autre grand nom, Graham Hill. Après des passages chez Surtees et Shadow, c’est avec cette dernière qu’il signe sa première victoire surprise au Grand Prix d’Autriche 1977, sous une pluie battante. Cette performance tape dans l’œil de Frank Williams, qui cherche un pilote solide pour lancer sa structure Williams Grand Prix Engineering. C’est le début d’une collaboration historique. En 1979, au volant de la Williams FW07, il enchaîne 4 victoires en fin de saison. L’année suivante, il survole le championnat en remportant 5 Grands Prix (Argentine, France, Grande-Bretagne, Canada et USA) et décroche le titre de champion du monde des pilotes, offrant par la même occasion le premier titre des constructeurs à Williams. Il reste encore un an et fait ensuite de brefs retours en F1 chez Arrows (1983) puis au sein du projet Haas Lola (1985-1986) avant de se retirer définitivement. Au total, son palmarès en F1 affiche 12 victoires et 24 podiums en 116 départs.
On a pu le voir aux 24 Heures du Mans à deux reprises, mais l’Australien n’a jamais caché son désamour pour la classique mancelle, qu’il qualifiait de « course la plus ennuyeuse au monde ». Pour sa première participation, Alan Jones s’engage au sein d’un équipage très expérimenté sur une Porsche 956 B du Kremer Racing en 1984. Associé à son compatriote Vern Schuppan (vainqueur l’année d’avant) et au Français Jean-Pierre Jarier, il réalise une course solide et passe la ligne d’arrivée en 6e position du classement général. Trois ans plus tard, il effectue son retour dans la Sarthe au volant d’une Toyota 87C d’usine engagée par le TOM’S Team, aux côtés de Geoff Lees et Eje Elgh. L’aventure tourne court puisque le prototype japonais est contraint à l’abandon dès la deuxième heure de course (après seulement 19 tours) en raison d’une panne d’essence provoquée par un problème technique.

