Disputés pour la dernière fois en 1974, les Trophées d’Auvergne sont revenus sur le circuit de Charade ce week-end, du 10 au 12 juillet. Malgré un plateau avec de merveilleuses voitures, le public n’était pas au rendez-vous.
On se sentait pratiquement en Grande-Bretagne ce samedi. Le temps d’un week-end, le circuit de Charade est retourné à l’époque de ses grandes heures. Partout dans le paddock, des voitures des années 1950, 1960, voir même plus anciennes. Et pour la plupart conduites par des Britanniques. Le temps de deux jours, les tics de langage des Auvergnats, dont leurs « y », étaient remplacés par les accents anglais. Tout au long du week-end, près de 150 voitures de légende ont roulé et arpenté ce tracé situé entre les volcans auvergnats. Sur ce point, vu la qualité des engagés – dont Jan Magnussen, s’il vous plaît – les organisateurs, Motor Racing Legends, ont réussi leur coup. Ils ont attiré une Ferrari 250 GT ‘Breadvan’, des Jaguar Type-C, Type-D, des Cooper dans tous les sens, une Jowett Jupiter qui a gagné les 24 Heures du Mans dans sa catégorie en 1950… Bref un très beau plateau.
Au milieu de cette ambiance british, une commémoration bien française a eu lieu. Samedi matin, Elodie Rosier, petite-fille de Louis Rosier, pilote puydômois qui a remporté les 24 Heures du Mans en 1950, a animé une cérémonie en hommage à son grand-père. « Avec les membres de l’association l’Aventure Louis Rosier, on en a parlé aux organisateurs quelques jours avant les Trophées d’Auvergne. Ils ont tout de suite adhéré au projet. C’est chouette« , nous a-t-elle avoué. Au niveau de la compétition, les engagés semblaient ravis de découvrir ce circuit sinueux et très vallonné. Tout semblait réuni pour que Charade retrouve sa gloire d’antan, attire les nostalgiques de ces années mythiques et les plus jeunes, friands de belles mécaniques. Oui, mais, semble-t-il la communication n’a pas été suffisante. Certains spectateurs sur place avaient appris la veille la tenue de l’événement. Cela s’est ressenti dans la tribune principale du circuit et le long des mains courantes : il n’y avait pas foule. Contrairement à d’autres manifestations organisées sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, celle-ci n’a pas fait le plein. C’est clairement dommage au vu de la qualité du plateau et du panel de voitures présentes. Nul doute que si, un jour, les Trophées d’Auvergne reviennent, le spectacle sera au rendez-vous, mais il faudra travailler la communication car l’événement vaut franchement le détour.

