Première victoire aux 24 Heures du Mans, déception à Austin alors que la victoire lui tendait les bras et ambitions pour la fin de saison. Nyck de Vries a fait le point à l’approche de ce « money time » avant Barcelone et Monza.
Est-ce que vous sentez mieux avec cette nouvelle voiture ?
« Oui, bien mieux que l’an dernier. Après, tout le monde a développé sa propre voiture, nous devons donc continuer de travailler pour être sûr de rester en compétition. »
Est-ce que maintenant vous la connaissez bien ou vous êtes toujours en phase d’apprentissage ?
« Nous sommes toujours en train d’explorer et d’apprendre. Son comportement est nettement différent de l’année dernière. Mais il y a aussi les conditions, la piste, et je pense que les pneus sont un peu différents de l’an dernier. Il y a donc toujours tellement de variables que la situation évolue constamment. On ne maîtrise jamais complètement l’auto, mais on la comprend nettement mieux qu’en début de saison. »
Hormis la voiture, qu’est-ce qui a changé au sein de l’équipe ?
» À part la voiture, nous essayons toujours d’améliorer notre logiciel. Nous cherchons constamment à améliorer notre performance en course. Nous apprenons et nous nous efforçons toujours de progresser. Mais disons que, côté matériel, la voiture représente la plus grande différence par rapport à l’an dernier. »
Quels sont les points forts de cette nouvelle voiture ?
« Je pense que les pistes accidentées lui conviennent. Je trouve qu’Austin est un circuit très bosselé, ce qui nous va bien. Imola aussi, je pense, avec tous les passages sur les vibreurs. Je ne dirais pas forcément que c’est un point fort, mais certains de nos concurrents auraient plus de difficultés que nous dans ces conditions. En revanche, je pense que sur les circuits très plats, nous manquons un peu de performance au niveau de la consommation de carburant. Globalement, nos pneus sont performants. Je dirais donc que les circuits bosselés et la dégradation des pneus constituent le point fort, le dernier atout de cette voiture. »
Cette année, vous avez gagné Le Mans pour la première fois. Pensez-vous que c’est l’une des plus belles victoires de votre carrière ?
« Elle figure assurément parmi les plus belles. Gagner les 24 Heures du Mans avec mes coéquipiers et l’équipe cette année a été une expérience et un sentiment incroyables. C’est l’une des plus grandes victoires de ma carrière, mais je pense aussi qu’on traverse différentes phases. Quand j’étais en Formule Renault, c’était vraiment le plus important pour moi à ce moment-là. En Formule 2, c’était la Formule 2 qui comptait. On passe par différentes étapes, chacune avec ses propres objectifs. Mais Le Mans reste l’une des courses que tout le monde rêve de gagner et je suis très reconnaissant que cela se soit produit. La concurrence est extrêmement forte de nos jours. Nous sommes passés très près en 2024 en terminant deuxièmes. On l’apprécie d’autant plus car on sait à quel point c’est difficile et combien de choses doivent se conjuguer pour réussir. »
Comment avez vous vécu vos 6 Heures de Fuji ?
« Cette victoire est un excellent résultat pour l’équipe et je suis ravi que Toyota Racing ait pu s’imposer chez elle, au Japon. Cela rend tout le monde très, très fier. Nous avons marqué quelques points avec notre voiture, mais bien sûr, nous espérions mieux. Je pense que plusieurs choses auraient pu se passer différemment et être mieux gérées, mais c’est la course. Nous devons plutôt nous concentrer sur cette belle victoire d’équipe et célébrer cette très bonne journée pour l’écurie. »
Il n’y a pas de course à Bahreïn, ni au Qatar. Qu’est-ce que ça change pour Toyota ?
« Ça change le fait qu’on se retrouve sur deux circuits qu’on ne connaît pas vraiment. Certains de nos concurrents ont effectué des essais à Barcelone et à Monza, contrairement à nous. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est la réalité, et c’est malheureusement ainsi. Barcelone est un circuit très rapide. Monza est également un circuit rapide, mais plutôt un circuit à faible appui aérodynamique. Barcelone, en revanche, est un circuit à fort appui. Je pense qu’ils sont assez différents à bien des égards. On va prendre les courses les unes après les autres, faire de notre mieux et espérer rester dans la course jusqu’au bout. Mais bien sûr, perdre Austin à sept tours de l’arrivée a été très dur. »

