Pour sa troisième participation aux 24 Heures du Mans, Esteban Masson décroche un deuxième podium consécutif en LMP2 avec Forestier Racing by Panis, soutenue par TDS Racing. Un résultat solide qui laisse pourtant un goût d’inachevé au Français, une nouvelle fois passé tout près de la victoire.
Lorsque le drapeau à damier est tombé sur les 24 Heures du Mans 2026, Esteban Masson affichait un sourire mesuré. Le Français venait pourtant de signer un deuxième podium consécutif dans la Sarthe. Une performance dont il peut être fier, mais qui ne suffit pas totalement à effacer une certaine frustration. « Content, mais un peu frustré parce qu’on passe toujours proche », confie-t-il quelques minutes après l’arrivée. Pour sa troisième apparition dans la classique mancelle, le pilote de Forestier Racing by Panis espérait évidemment franchir une marche supplémentaire, un an après avoir fini à quelques secondes d’Inter Europol. Malgré un scénario de course favorable par moments, notamment grâce à l’intervention de la voiture de sécurité qui a permis à l’équipage de recoller aux leaders, la victoire est une nouvelle fois restée hors de portée.
« Aujourd’hui, on a eu un peu de chance avec la Safety Car, on a récupéré ce qu’on avait perdu. Mais on n’est pas passé loin. Au Mans, surtout en LMP2 où il n’y a pas de points à aller chercher, tout le monde veut gagner. » Durant 24 heures, l’équipage n’a pourtant rien lâché. Dans une édition particulièrement fluide, marquée par un faible nombre d’interruptions, le rythme est resté extrêmement élevé du départ à l’arrivée. « C’était presque un sprint de 24 heures. Il fallait constamment être devant et bien placé. »
La nuit a toutefois constitué un tournant. Moins performante que ses principales rivales durant plusieurs heures, l’Oreca 07 de l’équipe française a perdu un terrain précieux avant d’entamer sa remontée. « On a perdu du temps dans la nuit. Il faudra analyser pourquoi. À un moment, on comptait un tour de retard. » Loin de baisser les bras, l’équipe a continué à pousser jusqu’au bout. Une stratégie agressive en fin de course, avec l’objectif de maximiser le rythme plutôt que d’économiser du carburant, qui a finalement conduit à un ultime arrêt rapide.
« On a choisi d’attaquer jusqu’au bout et de ne pas chercher à faire douze tours sur un relais. Ça nous a obligés à faire un splash à la fin, mais on a tenté. » Au final, la troisième place reste un résultat précieux pour tout le team. « On n’est pas à plaindre. Tout le monde a fait un super boulot. Ce podium, l’équipe le mérite. »
À peine le temps de savourer que le programme s’annonce déjà chargé. Direction Imola en ELMS avant de retrouver le Championnat du Monde d’Endurance au Brésil le 12 juillet avec Lexus et AKKODIS ASP. « Ça s’enchaîne vite. On ne s’arrête pas trop, mais c’est cool. »

