Nommée Grand Marshal de la 94e édition des 24 Heures du Mans, Sarah Bovy a vécu la semaine mancelle sous un angle inédit. Entre obligations protocolaires, soutien du public et préparation de son retour à la compétition, la pilote belge évoque également son ambition de retrouver les championnats ACO dès 2027.
Sarah, félicitations pour votre rôle de Grand Marshal. Comment vivez-vous cette expérience ?
“Merci. Jusqu’à présent, cela se passe très bien. C’est un agenda extrêmement chargé, mais aussi très enrichissant. Je découvre de nombreux aspects de la course que je n’ai pas l’habitude de voir en tant que pilote. Je ressens également énormément de soutien de la part des fans et du public. Beaucoup de personnes aimeraient me voir au départ ou me revoir dans un baquet. Cela me fait très plaisir. Quitte à ne pas être au volant cette année aux 24 Heures du Mans, c’est une très belle façon de vivre l’événement.”
Vous n’êtes toutefois pas totalement éloignée de la compétition cette saison…
“Bien sûr. Quand je dis que je ne suis pas au volant, je parle uniquement de cette course. Je ne suis évidemment pas à pied. C’est aussi ce qui me permet de ne pas trop souffrir de ne pas être engagée ici. Je sais que la semaine prochaine, je serai de retour dans un baquet en GT2, puis au départ des 24 Heures de Spa la semaine suivante. Des solutions ont été trouvées pour que je puisse continuer à vivre une belle saison sportive, poursuivre ma passion et continuer à travailler sur ma performance. Mais revenir dans les championnats ACO et aux 24 Heures du Mans reste un objectif très important. Ce n’est pas simple, car cela nécessite de trouver des partenaires majeurs. J’espère que tout l’engouement autour des 24 Heures du Mans permettra à certaines entreprises, industries ou personnes intéressées par le sport automobile de réaliser qu’il y a de belles opportunités à saisir.”
Vous découvrez également une nouvelle GT3 avec Aston Martin. Comment se passe cette adaptation ?
“Oui, je découvre cette nouvelle GT3 Aston Martin à moteur avant. C’est une corde supplémentaire à mon arc et c’est très intéressant.”
Les différences sont-elles importantes par rapport à une GT3 à moteur arrière ?
“Oui et non. Je me suis adaptée assez rapidement, pour être honnête. Il y a des différences, mais elles ne sont pas énormes. Ce qui m’a demandé le plus de temps, c’est surtout de retrouver mes sensations au volant d’une GT3 après avoir passé six mois sans courir.”
Peut-on imaginer un retour dans l’univers ACO dès 2027 ?
“C’est l’objectif, oui. Nous y travaillons.”
Les discussions avancent-elles déjà ?
“Pas encore réellement. Cette année, je devais d’abord me concentrer sur mon programme sportif. Mais ce sera clairement le principal chantier de ma seconde partie de saison : trouver les solutions nécessaires pour être de retour l’an prochain. »

