Absent du plateau Hypercar en WEC après le retrait stratégique de Porsche, Porsche Penske Motorsport n’a pas abandonné l’idée d’un retour aux 24 Heures du Mans. À Daytona, Roger Penske a réaffirmé son ambition intacte, tout en rappelant que la classique mancelle ne se conçoit pour lui qu’avec son partenaire historique.
Roger Penske n’a pas changé de cap. Lors d’un échange avec la presse en marge des « Rolex 24 at Daytona », le patron de Team Penske a confirmé que Le Mans restait un objectif central, malgré l’arrêt du programme Hypercar Porsche en WEC.
“Nous voulions tous y aller, mais c’était une décision stratégique qui ne m’appartenait pas. Ce que je peux dire, c’est que nous voulons revenir et que nous le ferons” a-t-il expliqué, rappelant que mener de front les programmes IMSA et WEC représente un engagement financier et humain majeur pour un constructeur.
À 88 ans, Roger Penske voit toujours dans la Sarthe la pièce manquante d’un palmarès pourtant exceptionnel, marqué par 20 victoires aux 500 Miles d’Indianapolis et trois succès à Daytona 500 : “j’ai grandi avec cette idée que je n’ai pas encore obtenue, c’est précisément c’est ce que je veux le plus.”
Fidèle à Porsche, avec qui l’alliance s’étend bien au-delà de l’endurance, Roger Penske a exclu toute alternative pour un éventuel retour. Une position partagée avec prudence par Thomas Laudenbach, vice-président de Porsche Motorsport, qui a tenu à souligner que la marque restait profondément attachée à l’épreuve mancelle malgré la pause en WEC : “mettre fin au programme WEC ne signifie en aucun cas tourner le dos à l’endurance ou au Mans. Nous restons préparés à revenir, mais il est beaucoup trop tôt pour parler de calendrier.”

