Chery ainsi que l’Automobile club de l’Ouest ont signé un partenariat afin que le constructeur chinois arrive au sommet du sport automobile mondial. D’ici cinq ans, un engagement aux 24 Heures du Mans est prévu.
Un projet nommé « Road to Le Mans », mais rien à avoir avec la course support des 24 Heures du Mans. Le groupe chinois Chery vise bien plus haut : le mythique double tour d’horloge.
Mi-décembre, le constructeur chinois a signé un partenariat avec l’Automobile club de l’Ouest, l’organisateur des 24 Heures du Mans, afin de « marquer son entrée dans le monde des courses d’endurance de haut niveau », précise un communiqué de presse de Chery.
À terme, ce projet visera à ce que la marque asiatique participe à la plus prestigieuse course d’endurance au monde à travers son équipe de course, Exceed. La firme se donne cinq ans pour y arriver et s’est fixé trois grandes étapes.
La première concerne la création d’un championnat national chinois d’endurance, « destiné à développer les compétences techniques et à former les talents. » Ensuite, Chery compte participer à l’Asian Le Mans Series, ce qui constituerait sa première incursion dans un championnat international majeur. Et, pour terminer, un engagement aux 24 Heures du Mans.
« Dans le cadre de cet accord, Chery et ACO collaboreront également au développement d’un circuit homologué Le Mans à Wuhu, ville où se trouve le siège social de Chery, afin de soutenir le développement du sport automobile et l’engagement des fans en Chine », annonce le constructeur plein d’ambitions.
En revanche, dans son communiqué, la marque, qui fabrique depuis près de 30 ans des SUV de luxe, n’a pas précisé dans quelle catégorie elle compte s’engager : GT3 ou Hypercar. Mais au vu des moyens et des ambitions de la Chine dans le développement automobile, tout porte à croire qu’elle se dirigerait vers la catégorie reine.
Chery pourrait également être rejoint par une autre société chinoise : Lync & co. Réputée en TCR (voitures de tourisme), cette dernière a indiqué arrêter ce championnat pour se concentrer sur d’autres horizons. « Lynk & Co va étendre ses activités, passant des courses sur circuit et des courses sprint aux rallyes et aux courses d’endurance, qui mettent à l’épreuve les performances globales des véhicules », peut-on lire dans un communiqué. Mais là encore, on ne sait pas si ce sera en GT3 ou en Hypercar.
L’un des pilotes de l’entité n’est autre que Yann Ehrlacher, champion en titre de TCR, qui a fait récemment ses débuts en LMP2 en ALMS. À cette occasion, il a terminé à la dixième place à Sepang avec l’Oreca 07 d’ARC Bratislava.
Ces deux annonces ne font que confirmer l’intérêt de la Chine pour les domaines de l’automobile et de la compétition. Elles arrivent également quelques mois après la première victoire d’un Chinois aux 24 Heures du Mans, celle de Yifei Ye avec la Ferrari n°83.
La Chine a également un passé avec Le Mans. Des pilotes comme Ho-Pin Tung ont déjà inscrit leur nom aux participants de l’épreuve. Et, de 2016 à 2020, l’équipe Jackie Chan DC Racing engageait une LMP2 en WEC et donc au Mans.
Marc Parnel

