Ambitions assumées, rumeurs démenties, projets d’avenir et premières tendances sportives : Endurance Live a suivi la deuxième journée du pesage et les interviews réalisées par Bruno Vandestick. Nous revenons sur les principales déclarations recueillies auprès des acteurs du paddock.
Sebastien Bourdais et Romain Dumas : les vétérans de l’épreuve
Parmi les 186 pilotes engagés cette année aux 24 Heures du Mans, Sebastien Bourdais est le seul pilote engagé en 2026 à avoir couru en terre mancelle au siècle dernier. En effet, le pilote Cadillac a participé à ses premières 24 Heures du Mans en 1999 avec Larbre Competition.
Pour autant, il n’est pas celui avec le plus grand nombre de participations au compteur. En la matière, Romain Dumas enregistre le plus grand nombre de participations (24) pour un pilote en activité, soit quatre de plus que Bourdais et six de plus qu’un autre pilier des 24 Heures du Mans, l’Autrichien Richard Lietz. Cela reste néanmoins assez loin du record absolu du nombre de participations, toujours tenu par Henri Pescarolo (33 participations).
Un weekend chargé pour Romain Dumas
Romain Dumas n’était pas au Mans ce samedi matin, alors même que son écurie RD Limited se présentait au pesage. Le Français était en effet à Pikes Peak pour réaliser des tests sur un prototype Ford, en vue de sa préparation à la fameuse course de côte. Une fois ces derniers réalisés, Romain Dumas s’envolera pour la France puis rejoindra Le Mans où il est prévu qu’il roule au volant de l’Oreca n°48 pendant la Journée Test avec Fred Poordad et Tristan Vautier.
Lorenzo Patrese et Giuliano Alesi : des rookies aux noms de famille prestigieux
C’est la première fois que l’Italien Lorenzo Patrese court aux 24 Heures du Mans. Il sera au volant de la Ferrari n°74 du Kessel Racing. Son père, l’ancien pilote de F1 Ricardo Patrese a participé à la classique mancelle à trois reprises chez Lancia (1981, 1982) et Nissan (1997). « A cette époque, il était vraiment très dur de voir le drapeau à damier » a indiqué le jeune Patrese. « Les voitures étaient bien moins fiables qu’aujourd’hui. Mon père n’a malheureusement jamais vu l’arrivée. Mon objectif sera donc de faire mieux et au moins voir le drapeau à damier ».
Giuliano Alesi est, quant à lui, engagé sur la Mercedes n°62 du Team Qatar by Iron Lynx. Son père – Jean Alesi, ancien pilote F1 de la Scuderia Ferrari – a couru à deux reprises aux 24 Heures (1989 et 2010). Il sera d’ailleurs le parrain de la parade des pilotes. « Mes coéquipiers et moi sommes des rookies. J’aurai certainement besoin d’un petit temps d’adaptation » a indiqué le jeune Alesi. « Pour autant, nous pouvons peut-être créer une bonne surprise et faire un bon résultat».
Sept anciens fils de pilote de F1
En plus de Lorenzo Patresse et Guiliano Alesi, cinq autres pilotes ont eu un papa pilote de F1 : Jules Gouon (son père Jean-Marc Gounon), Kevin Magnussen (son père Jan Magnussen), Enzo Trulli (son père Jarno Trulli), Eduardo Barrichello (son père Rubens Barrichello), et Louis Delétraz (son père Jean Denis Delétraz).
Mercedes en Hypercar ?… Toujours pas d’actualité
Maxime Martin, récent vainqueur des 24 Heures du Nurburgring a été questionné sur l’opportunité d’un programme Hypercar pour Mercedes. « Je rêverais de pouvoir vous dire qu’un programme est en train de se monter » a indiqué le pilote belge. « Mais à ma connaissance, ce n’est pas d’actualité. »
Ferrari prudent avant le début des hostilités en piste
Coup de bluff ou prudence justifiée ? Les équipages Ferrari affichent tous une certaine réserve avant les premiers tours de roue en piste. « Ce sera très dure de gagner quatre fois de suite. Nous avons perdu en performance par rapport à l’an passé » indiquait le britannique James Calado, pilote de la n°51. « Nous avons changé de configuration aérodynamique et cela ne nous a pas totalement réussi. Nous travaillons dur pour retrouver la vitesse de pointe que nous avions l’an passé. C’est là où nous pêchons en ce moment. Cela dit, la voiture a toujours été performante ici. Nous croisons donc les doigts pour que cela se reproduise».
BYD dans le village des 24H : le signal d’une arrivée prochaine en Hypercar ?
Yifei Ye, le pilote chinois vainqueur l’an passé, s’est prononcé sur la présence de BYD dans le village des 24 Heures : « La Chine a commencé assez tard dans le développement de l’industrie automobile par rapport à vous, les européens mais on a beaucoup travaillé. On est en train de rattraper ce retard. On voit que les voitures chinoises sont présentes dans beaucoup de pays donc je pense qu’on va les voir arriver bientôt en Europe, et aussi dans le monde du sport automobile. J’ai hâte ».
Genesis Magma Racing n’a pas trainé. Après le Pesage hier, direction le circuit pour faire quelques photos…
Toyota paré pour gagner
Toyota revient en Sarthe avec une nouvelle voiture. « C’est une évolution, pas une révolution » indique Nyck Devries, un des pilotes de la n°7. « Nous allons voir comment elle se comporte ici avec des premiers éléments de réponse demain ». « On est surmotivé » a renchérit Brendon Hartley, pilote de la n°8. « La TR010 a très bien fonctionné en ce début de saison. Cela étant dit, la compétition est très relevée. Il est difficile de savoir à quoi s’attendre ici». « On doit éviter des erreurs ou des pénalités » a ajouté son coéquipier suisse Sebastien Buemi « On sera bien positionné si on exécute cela parfaitement. On a l’expérience pour nous. La Journée Test va nous aider à peaufiner nos réglages. Dans tous les cas, nous ne nous concentrerons pas sur l’Hyperpole. Il est préférable d’utiliser ce temps pour bien préparer la course »
Matthias Fernandez

