6 Heures de Barcelone : Toyota en maîtrise, Ferrari dans le coup, gros points pour Cadillac, timide course de BMW

Toyota était intouchable lors de ces 6 Heures de Barcelone. Le rythme des deux voitures était très solide. Ferrari, malgré la contre-performance de la n°51, a été dans le coup. Cadillac optimise son résultat avec de belles places d’honneur. BMW a été un peu plus en difficulté car une seule des hypercars inscrit des points

Une course parfaite de Toyota

Le constructeur japonais pouvait difficilement rêver et faire mieux. Après une victoire acquise grâce à la stratégie lors des 6 Heures de Fuji, Toyota a construit son succès barcelonais grâce à son rythme et à sa parfaite maîtrise de la course. Les pilotes ont été parfaits quand les conditions étaient humides. Quand de nombreux concurrents se faisaient piéger, le n°7 et n°8 restaient bien sur la piste. Leur rythme était très bon, ce qui leur a permis de grimper aux deux premières places et de ne jamais les lâcher à la régulière. Ce doublé a permis à la marque de décrocher le titre Constructeurs et à la n°8 de faire un gros pas vers le championnat Pilotes. « Nous sommes très heureux. Tout au long de la saison, nous n’avons pas toujours été les plus rapides, mais nous avons réalisé de très bonnes courses, notamment grâce à une excellente exécution de la stratégie. C’était encore le cas aujourd’hui. Ce week-end a été particulièrement compliqué pour trouver les bons réglages et obtenir une bonne constance des pneumatiques. Le travail collectif a été remarquable pour parvenir à rendre la voiture la plus régulière possible sur les longs relais, en tenant compte du comportement des pneus. C’est un circuit très particulier. Remporter les deux premières places et le titre mondial Constructeurs dans ces conditions, c’est vraiment incroyable. La concurrence est tellement forte qu’il est très difficile de réaliser un doublé. C’est donc une journée très spéciale », souligne Alexander Wurtz, conseiller de l’équipe.

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Deux Ferrari sur trois dans le coup

Chaque week-end, pratiquement, la Scuderia connaît des problèmes. Une nouvelle fois, ils ont touché la n°51 qui a reçu plusieurs pénalités et qui a connu quelques soucis en fin d’épreuve : des vibrations pertubaient le pilote. Les mécaniciens étaient proches de rentrer la voiture au garage mais elle a finalement repris la piste et a terminé bien loin, au 15e rang. En ce qui concerne l’autre voiture officielle, la n°50, c’était bien mieux avec une troisième place au final. Un résultat acquis grâce à un excellent rythme, aucune erreur, aucune pénalité et une parfaite gestion des événements. En termes de rythme pur, il était difficile d’aller chercher les Toyota, mais c’est une course satisfaisante réalisée par cette voiture. De même que la n°83 qui s’est montrée à son avantage à Barcelone avec une belle 5e position. C’est important de le souligner car elle a souvent été en retrait cette saison.

« C’était une course intéressante. Nous avons pris le départ sur piste humide avant que les conditions ne deviennent sèches. C’était très différent de ce que nous avions connu pendant les essais. Nous avions notamment rencontré beaucoup d’appui aérodynamique, une garde au sol importante et des températures de piste élevées. Les conditions avaient beaucoup changé au moment de la course, ce qui était plutôt positif pour nous, car cela nous a permis de montrer un peu plus notre potentiel. Au final, Toyota était trop rapide aujourd’hui. La troisième place était le meilleur résultat possible, et la voiture n° 50 l’a obtenu. Je pense que ce qui nous a principalement séparés d’elle, ce sont quelques décisions stratégiques prises au cours de la course, qui nous ont finalement conduits à terminer cinquièmes », analyse Phil Hanson de la n°83.

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De gros points pour Cadillac

C’était la troisième force du plateau. Malgré un début de course difficile de la n°12 avec un accrochage avec l’Alpine n°35 et une pénalité suite à cet accident, Cadillac a fait une course très solide. Les deux voitures n’ont pas spécialement commis d’erreur. Contrairement à São Paulo, il n’y a pas eu de problèmes dans les stands. La stratégie a été très bonne du côté de l’équipe américaine. Les voitures étaient légèrement décalées et cela n’a pas tourné à leur désavantage.  Les 4e et 6e places permettent même à Cadillac de prendre un peu le large face à Alpine au championnat constructeurs. Toutefois, même si le rythme était bon, l’écart face à Toyota est très grand : la n°38 accuse 52,8 secondes de retard à l’arrivée et la n°12, 1 minute 20.

« C’était une belle course. Je pense que nous n’avions pas le rythme nécessaire pour nous battre pour la victoire, mais nous avons maximisé notre stratégie et obtenu un très bon résultat. Ce sont de bons points pour l’équipe, avec les quatrième et sixième places. Je pense que nous sommes tous satisfaits de ce résultat. Nous allons essayer de nous battre pour la victoire à Monza », analyse Jack Aitken.

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BMW sauve les meubles avec la n°15

On s’attendait un peu à mieux de la part de BMW. Alors que la n°20 était un concurrent au titre pilotes, elle a connu très tôt un problème de pression de pneus, ce qui l’a forcée à rentrer aux stands. De plus, elle a été pénalisée, ce qui l’a fait chuter dans le classement. De fait, elle n’a pas marqué de points (14e). Il ne restait plus que la n°15 pour porter les espoirs de WRT. L’équipe a tenté une stratégie décalée en misant sur une intervention tardive de la voiture de sécurité ou de la pluie, mais ni l’une ni l’autre n’est arrivée. Au final, la n°15 termine à la 7e position. Avec une seule voiture dans la zone des points, le titre constructeurs s’est définitivement envolé. La n°15 est encore en lice pour la place de vice-championne chez les pilotes, mais avec 22 points de retard, cela semble très compliqué d’aller chercher la Toyota n°7.

« Honnêtement, je pense que nous devons être satisfaits de cette septième place. La stratégie ne nous a pas vraiment favorisés et nous avons dû jouer la sécurité. Nous voulions conserver une chance de rester dans la course au championnat jusqu’à Monza, mais cela supposait qu’une voiture de sécurité tardive ou que la pluie survienne en fin de course. Nous avons donc choisi de prolonger notre relais et accepté de nous faire passer par un undercut, car l’autre option aurait signifié la fin du championnat pour nous. Désormais, le titre n’est plus accessible. Nous terminons septièmes sur un circuit où nous ne pensions pas être aussi performants avec notre voiture. Les caractéristiques de notre BMW ne correspondent pas vraiment à cette piste. Ce n’est pas un circuit qui nous convient particulièrement. Nous sommes donc contents de marquer encore des points », confie Kevin Magnussen, pilote de la n°15.

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