Alex Riberas, pilote de l’Aston Martin n°009, se dit confiant sur les chances de la Valkyrie aux 24 Heures du Mans. Selon lui, la marque britannique peut viser un top 5 en course.
Il y a trois semaines, vous étiez à Spa. La Valkyrie s’est montrée très performante, la n°007 terminant dans le top 5. La vôtre était aussi dans le coup. Est-il possible de voir la Valkyrie à ce même niveau ici, au Mans ?
« Je pense que c’est possible. Évidemment, Le Mans est une tout autre paire de manches, une course extrêmement exigeante. Je pense donc que tout le monde donne le meilleur de soi-même ici, et nous devons aussi être réalistes et conscients que nous courons contre les meilleures équipes du monde. Nous avons les meilleures voitures, les meilleurs pilotes et les meilleures équipes du monde. Donc, finir dans le top 5 dans une course aussi importante, c’est un objectif optimiste. C’est ce que nous visons. C’est donc possible, mais il faudra beaucoup d’efforts pour y parvenir. »
La Valkyrie participe également aux 24 Heures de Daytona. Est-il possible de réutiliser certains réglages et données de Daytona au Mans ?
« Les deux circuits présentent certaines similitudes, et je pense que l’un des points forts de notre programme est qu’il repose sur deux départements distincts. L’un travaille évidemment sur le volet américain IMSA et l’autre sur le WEC, mais tous deux relèvent de la même structure. Nous partageons donc les informations avec l’équipe US, et toutes les conclusions que nous avons tirées de Daytona, nous les appliquons sans aucun doute aujourd’hui au Mans. »
Nous avons pu constater, sur une piste propre et sans trafic, que la Valkyrie est très rapide. Comment gérer le premier relais de la course ?
« Je trouve que notre gestion du trafic est plutôt solide, efficace car on semble bien s’en sortir dans les virages à grande vitesse et surtout dans le dernier secteur où le trafic devient plus compliqué. Je pense que nous sommes un peu faibles dans le deuxième secteur, qui est évidemment celui qui comporte le plus de lignes droites. C’est là que se déroule la plupart des dépassements entre les voitures de la même catégorie. Nous pourrions donc avoir un peu plus de mal dans cette section, ce qui pourrait nous poser quelques difficultés pendant la course. »
La Valkyrie est donc meilleure dans les deux autres secteurs ?
« Je pense que nous avons une voiture très performante. Elle est plus à l’aise dans le troisième secteur car elle est efficace dans les virages à haute vitesse. »
Vos deux équipages sont les mêmes cette année que l’année dernière. Pensez-vous que cela a aidé au développement de la voiture ?
« Tout à fait. Je pense que c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous conservons deux pilotes pour les courses de six heures, tant en IMSA qu’en WEC. Cela nous facilite un peu la vie quand il y a moins de rotation de pilotes, et on peut garder le même pilote plus longtemps pendant les séances d’essais. Ainsi, chaque fois que l’on essaie quelque chose de nouveau, c’est plus facile quand on a la possibilité de faire des essais consécutifs. Et ensuite, on peut en tirer des conclusions qui seront peut-être un peu plus utiles pour l’équipe. »

