À l’approche du départ des 24 Heures du Mans 2026, Loïc Duval revient pour Endurance Live sur les ambitions de Peugeot Sport, les difficultés rencontrées par la 9X8 sur le Circuit de la Sarthe, les progrès réalisés depuis la saison dernière et répond également aux rumeurs concernant son avenir en Championnat du Monde d’Endurance (WEC).
Comment abordez-vous ces 24 Heures du Mans 2026 ?
« Je les aborde bien. Je suis content d’être là, comme toujours. C’est un événement magique. Je savoure le fait d’être présent chaque année. Après, c’est certain que nous avons connu une contre-performance en qualifications. Nous ne sommes pas vraiment surpris, mais nous sommes déçus. Déçus d’avoir quelque part la confirmation des difficultés que nous imaginions. Mais nous sommes ravis d’être ici. C’est un événement fabuleux. Nous sommes avec Peugeot qui fête ses 100 ans et c’est une marque qui possède un héritage exceptionnel au Mans. Nous bénéficions d’un fort soutien et nous allons essayer, comme toujours, de réaliser une belle course, d’être performants sur le plan opérationnel, d’assurer la fiabilité et ensuite nous verrons ce que cela donnera. »
Vous avez réalisé deux courses solides en début de saison. Peut-on espérer confirmer cette dynamique malgré une position de départ compliquée ?
« Si nous pouvons répéter ce que nous avons fait l’an dernier, ce serait déjà positif. Aujourd’hui, nous souffrons ici, mais si l’on regarde la période qui a suivi Le Mans en 2025, nous avons été compétitifs. Au Brésil, nous nous sommes battus aux avant-postes. Au Japon, il y a eu un podium. Aux États-Unis également. À Bahreïn, nous étions dans le match. Le Mans est la course la plus importante de la saison, mais c’est aussi celle qui ne nous réussit pas encore. En revanche, depuis l’édition de l’an dernier, je pense que nous avons trouvé une bonne dynamique. Nous avons progressé en performance comme sur le plan opérationnel. Le début de saison 2026 a également été encourageant. C’est difficile de retomber dans une situation plus compliquée ici, mais je pense que nous avons été performants sur l’ensemble des autres manches du Championnat du Monde d’Endurance. »
Le package technique a-t-il beaucoup évolué par rapport à l’an dernier, que ce soit sur le plan mécanique ou aérodynamique ? »
« Non. Nous faisons probablement partie des équipes qui ont apporté le moins de nouveautés cette saison. Nous avons déjà beaucoup développé la voiture par le passé. Cette année, c’est un peu différent. On ne peut pas introduire de grosses évolutions chaque saison. Lorsque l’on dispute un championnat tout en préparant le suivant, c’est extrêmement compliqué sur le plan logistique et humain. Il faut disposer des ressources et des ingénieurs nécessaires, ce qui n’est pas toujours simple. La voiture est donc très proche de celle que nous avions l’an dernier. Il y a quelques petites évolutions, mais rien de majeur. En revanche, il a fallu s’adapter à la nouvelle gamme de pneumatiques, un changement qui concerne tout le monde. Cela a demandé un certain travail d’adaptation, mais globalement la Peugeot 9X8 reste assez proche de celle utilisée la saison passée. »
Des rumeurs dans le paddock évoquaient une possible dernière saison en WEC pour vous ?
« Je peux vous dire que ce n’est pas le cas. J’ai entendu ces rumeurs, mais elles sont erronées. Il faudra demander à Alain (Favey – directeur général de Peugeot) si vous voulez en savoir davantage, mais de mon côté, il n’y a rien qui indique que cette saison sera ma dernière en Championnat du Monde d’Endurance. »

