Ben Keating (Corvette) : « Quand je suis au volant, ça ne pose aucun problème »

De retour à la compétition à l’occasion des 24 Heures du Mans, Ben Keating se confie sur sa convalescence suite à son opération du coude. Il a reçu le feu vert, tardif, des médecins pour courir.

Comment vous portez-vous ? Comment va votre coude ?

Je vais bien. J’ai été opéré le 26 mars, il y a neuf semaines. On m’a reconstruit tous les os de la partie intérieure et les ligaments du côté extérieur. Il y a quelques jours, j’ai dit au médecin : « je dois être au Mans. » Au début, il m’a répondu : « pas question. » Et j’ai fait tout ce qu’on peut imaginer pour accélérer la guérison des os. Je suis retourné e voir lundi, il y a une semaine, et il m’a dit : « waouh, ton os a l’air en super forme, il est super beau. »

C’est la première fois que l’on vous dit ça ?

« Oui (rires) et il a ajouté : « tu as le feu vert pour courir au Mans. Tu ne vas pas te blesser à l’os, mais ça ne va pas être très confortable. » En fait, je n’ai pas encore retrouvé toute ma force musculaire. Normalement, on peut tendre le bras et contracter le triceps. Là, je n’y arrive pas. Je ne peux pas déplier le bras entièrement. Je dois mettre mon écouteur avec ma main gauche. Je ne vais donc pas me faire mal, mais ce n’est pas très confortable. »

Comment vous êtes-vous préparé pour votre retour ?

« La semaine avant de partir pour venir ici, j’ai passé quatre heures dans le simulateur. J’ai monté le retour de force à fond, juste pour voir ce que ça donnait, et ça allait. Mais encore une fois, j’avais vraiment mal le lendemain. »

© MPS Agency

Ressentez-vous des douleurs particulières ?

« Quand je suis au volant, ça ne pose aucun problème, car on ne plie pas le coude, et j’ai le soutien du volant. Du coup, ça ne me dérange pas du tout. Mais monter et descendre de la voiture, attacher les ceintures etc…, c’est pénible. Donc, si l’équipe me laisse faire six heures d’affilée, je pense que je le ferais. Bien sûr, ce n’est pas autorisé, on verra comment ça se passe, mais j’espère enchaîner beaucoup de relais pour limiter mes allers-retours. Heureusement, la Corvette est une voiture assez facile à conduire. Le Mans est, je pense, le circuit le moins exigeant physiquement parmi ceux où nous allons. Et comme je viens du Texas, il fait chaud, j’ai donc l’habitude des températures élevées. Je pense que ça ira ici. »

Conduire la voiture vous a-t-il manqué ?

« Pour tout pilote de course ne pas conduire est un manque. Personnellement, j’adore ça. J’étais tellement impatient de disputer cette saison complète. Je suis quand même venu à la course d’Imola, et même à Spa avec mon gros brassard. L’objectif était de soutenir l’équipe. J’étais heureux d’être là, de revoir tous mes amis et cette famille qu’est le paddock. Mais c’est dur d’être sur un circuit, notamment à Spa sans pouvoir monter dans la voiture. Alors oui, piloter m’a manqué. »

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