Grégoire Saucy, tout juste titré dans la catégorie LMP2 en ELMS, est revenu à sa descente du podium sur sa saison exceptionnelle. Le Suisse a également évoqué les premiers essais avec l’Hypercar de McLaren.
On a l’impression que, depuis que vous avez posé les roues au Portugal, rien ne peut vous arriver. Vous avez été devant tout le temps. Est-ce seulement une impression ?
« Je pense que, dès le premier tour, on était bien. Mais il y avait encore du travail à faire. Même si on était bien, on n’a pas essayé de se dire : « C’est bien » et on ne fait rien. On a continué de travailler avec l’ingénieur, mes coéquipiers,. On a bossé dur, session par session, pour essayer de comprendre la piste, son évolution qui joue beaucoup. En qualification, on a pu montrer ce qu’on voulait montrer. Griffin (Peebles) a fait un bon départ, a pris rapidement de l’avance et géré les pneus… C’était vraiment une course parfaite. On a fait tout ce qu’on devait faire : rester devant la n°29 de Forestier Racing by Panis. On a pu tout faire, tout exécuter comme on le voulait. Et finir la saison avec une victoire, c’est juste incroyable. »
Le titre, deux victoires dans l’année. Vous êtes plutôt satisfait, on peut l’imaginer…
« On ne peut pas rêver mieux, bien sûr, cela fait une belle saison avec que des tops 4. Au finale, on a fait cinq podiums sur six. Une bonne chose quand on sait que dans un championnat, la constance est importante. On a pu le faire du début jusqu’à la fin. Ça aurait pu mal finir à Spa, où j’ai pu, heureusement, éviter un incident. On finit quatrième, on marque de bons points quand même. Et c’est ce qu’il faut dans un championnat. Je suis hyper content aussi pour mes coéquipiers, tout le team, les ingénieurs, les mécaniciens… On a travaillé dur. L’année passée, on a eu une saison assez difficile. Et puis, cette année, monter sur cinq podiums sur six, ne réaliser que des tops 4, gagner le championnat avec deux victoires, c’est incroyable. »
Vous avez un parcours, quand même, au début plus orienté sur la monoplace. Depuis plusieurs années, vous roulez énormément en endurance. Que représente ce titre dans votre palmarès ?
« Beaucoup. Début 2024, je suis passé de la monoplace à l’endurance. En monoplace, j’ai eu le titre en FRECA, j’ai fait de la F3. Je me suis lancé en endurance en 2024 et d’avoir ce titre aujourd’hui en LMP2, en ELMS, où l’on sait que c’est très compétitif est un gros accomplissement… De toute façon, c’est là où je veux être dans les prochaines années. C’est un titre qui a beaucoup d’importance pour la suite. J’espère pouvoir vous donner des nouvelles très vite pour l’année prochaine, ca va arriver très bientôt. Je suis très content de ce titre. J’espère que c’est le premier d’une longue série. »
Est-ce que l’Asian Le Mans Series figure à votre programme ?
« Ce n’est pas fait. Pour le moment, non. Je vais être franc, il n’y a eu aucune discussion à ce propos. Pour le moment, on s’est vraiment concentrés sur l’ELMS. J’ai une petite idée de ce que je vais faire l’année prochaine, mais par contre, pour l’Asian, rien pour le moment. On verra. Je pense que les discussions à ce propos vont avoir lieu très prochainement. »
Il y a une chose qui est sûre et qui a déjà été annoncée, c’est que vous êtes pilote développeur sur l’Hypercar McLaren. Comment se sont passés les roulages ?
« Ce que je peux dire, c’est que c’est une première de rouler dans une Hypercar donc je ne peux pas comparer par rapport aux autres. Par contre, de rouler en Hypercar, c’est juste incroyable, même par rapport à une LMP2. J’ai roulé en LMP2, en GT, en monoplace, mais l’Hypercar est bien différent, c’est vraiment incroyable à rouler. On a fait plusieurs tests notamment ici (à Portimão), où on a fait une endurance de 32 heures qui s’est super bien passée. »
Cette voiture a l’air bien née…
« C’est compliqué de dire exactement où on en est par rapport aux autres. Je ne peux pas dire davantage, je n’ai pas eu d’expérience avec d’autres voitures non plus. Mais, pour le moment, on travaille dur. Tout se déroule comme on le veut. et mon but est d’être dans la voiture l’année prochaine. »
À quel moment en saura-t-on plus sur votre futur ?
« J’espère dans les toutes prochaines semaines. »

