Pendant deux jours, les 29 et 30 août, le Circuit Paul Ricard a changé d’époque. Les Dix Mille Tours 2026 ont transformé le tracé varois en un véritable musée automobile à ciel ouvert, où les voitures de compétition historiques ont retrouvé leur terrain de jeu naturel : la piste.
Pour cette 16ᵉ édition, près de 300 machines venues des années 1950 aux années 2000 ont pris part au spectacle, réparties sur neuf plateaux. Face à elles, plus de 27 000 spectateurs ont répondu présents. Un succès qui confirme la place particulière occupée par ce rendez-vous dans le calendrier des courses historiques.
Des légendes toujours à pleine vitesse
La particularité des Dix Mille Tours tient à un principe simple : faire revivre le patrimoine du sport automobile sans le confiner dans les musées. Ici, les voitures historiques ne sont pas seulement exposées. Elles accélèrent, freinent, se dépassent et retrouvent l’intensité de la compétition.
L’événement est né en 2010 à l’initiative de Peter Auto. Il constitue depuis le point de départ de la série de grands rendez-vous historiques organisés par le promoteur. Au fil des années, le meeting du Castellet s’est imposé comme une référence pour les amateurs de voitures de course anciennes.
Le plateau 2026 a offert un panorama particulièrement large de l’histoire automobile, avec des machines couvrant plusieurs décennies et différentes philosophies de compétition. Sport-prototypes, voitures de tourisme, GT et autres modèles emblématiques ont ainsi partagé le week-end avec un objectif commun : faire parler la mécanique.
Le Paul Ricard, un décor à la hauteur du spectacle
Le choix du Circuit Paul Ricard n’est évidemment pas anodin. Son tracé permet aux voitures historiques d’exprimer pleinement leurs qualités, tout en offrant aux spectateurs un cadre spectaculaire.
L’une des particularités du meeting est d’ailleurs l’utilisation de deux configurations différentes du circuit selon les catégories. Certaines séries empruntent le tracé associé au Grand Prix de France de Formule 1, tandis que d’autres évoluent sur la version classique, dépourvue des chicanes du Nord.
Cette dernière configuration donne notamment une place importante à la longue ligne droite du Mistral. Avec ses 1 800 mètres, elle permet aux prototypes du Group C Racing d’atteindre des vitesses pouvant approcher les 300 km/h.
La Formule 1 historique à l’honneur
L’édition 2026 a également accordé une place particulière aux anciennes monoplaces de Formule 1. Une exposition installée au cœur du circuit a permis au public d’approcher des voitures qui appartiennent désormais à l’histoire de la discipline.
Cette proximité constitue l’une des forces des Dix Mille Tours. Contrairement à une exposition traditionnelle, le visiteur peut passer du paddock à la piste et observer les voitures dans leur environnement de compétition. Les gridwalks et les animations ont également favorisé les échanges entre spectateurs, pilotes et équipes.
Une fête qui dépasse la compétition
Si les courses constituent le cœur du meeting, les Dix Mille Tours ne se résument pas au chronomètre. Entre deux séances, le public a pu découvrir le village des exposants, profiter des animations et circuler dans les espaces du paddock.
Cette dimension conviviale participe largement à l’identité du rendez-vous. Le public peut observer les voitures de près, discuter avec les passionnés et mesurer le travail nécessaire pour maintenir en état ces machines parfois âgées de plusieurs décennies.
C’est précisément cette rencontre entre patrimoine et compétition qui distingue les courses historiques. Les voitures racontent une époque, mais leur présence en piste rappelle aussi qu’elles furent conçues avant tout pour courir.
Un patrimoine automobile toujours bien vivant
Avec plus de 27 000 spectateurs réunis en 2026, les Dix Mille Tours démontrent que l’intérêt pour l’automobile historique ne faiblit pas. Bien au contraire : le succès populaire du meeting confirme qu’une partie du public recherche désormais autant l’histoire et l’émotion que la performance pure.
Au Circuit Paul Ricard, les anciennes gloires du sport automobile ont donc une nouvelle fois trouvé un public à leur mesure. Les moteurs ont cessé de tourner dimanche soir, mais l’objectif de l’événement demeure : transmettre une mémoire automobile en faisant rouler les voitures plutôt qu’en les laissant dormir derrière une vitrine.
Après cette édition 2026, les Dix Mille Tours ont déjà rendez-vous avec leur avenir. Le meeting reviendra au Castellet en 2027, avec la promesse de poursuivre ce voyage au cœur de plusieurs décennies de sport automobile.

