ELMS : Julien Andlauer revient sur son retour à Spa et sa saison IMSA

Julien Andlauer est de retour en ELMS pour une pige en LMP2 Pro Am avec l’équipe luxembourgeoise DKR Engineering. Le pilote officiel Porsche est revenu pour Endurance Live sur ce roulage, sur ses 24 Heures du Mans et sa saison IMSA…

Vous venez faire une pige en ELMS ?

« Oui et, pour la petite histoire, ça me fait plaisir de venir, tout particulièrement parce que je connais très bien un de mes coéquipiers, Marlon Hernandez, depuis longtemps car je lui ai appris à faire du kart quand il avait 11, 12 ans. Son papa m’a pas mal aidé pendant quelques années durant la Porsche Carrera Cup. C’est une belle histoire entre eux et moi. J’avais donc envie d’essayer de leur rendre la pareille ce week-end en bossant le mieux possible et en essayant de mettre « du gaz », comme on dit. Ils avaient besoin d’un pilote pro et m’ont demandé de venir. C’est cool, ça me fait faire une pierre deux coups avec un petit retour en ELMS dans une équipe très sympathique, avec un joli potentiel, mais que je ne connais pas. Donc allier ça avec un roulage avec un ami, c’est une bonne chose. Mes deux coéquipiers ont un super potentiel, mais ils ont eu un début d’année assez compliqué, avec quelques erreurs, quelques problèmes. Ils n’ont jamais pu vraiment montrer leur potentiel ou même faire des courses sans souci. On va essayer de mettre les pendules à l’heure, entre guillemets, et faire du bon boulot. »

C’est un « one shot » ou vous serez aussi à Silverstone ou Portimao ?

« Pour l’instant, c’est un one shot. On a parlé seulement de cette manche là. Je ne sais même pas s’il y a des clashes de dates après. »

© MPS Agency

Vous roulez en LMP2, une catégorie dans laquelle vous avez fait un beau Le Mans, mais qui s’est mal fini avec Duqueine. Comment l’avez-vous vécu ?

« On l’a tous mal vécu, ce fut dur à encaisser. Après, ce n’est pas la première fois que Le Mans me brise le cœur. Une fois de plus, et comme chaque année, on se dit : « l’année prochaine sera la bonne ». En espérant que ce soit le cas. Pourtant, on a approché le week-end avec un joli potentiel, on a bien bossé durant tous les essais, sans être forcément les plus vite. On avait un beau rythme de course, une bonne stratégie, avons fait les choses correctement. Une ou deux choses ont fait que l’on n’est pas à l’arrivée malheureusement. C’est le sport auto et c’est bien dommage parce qu’on a quand même passé statistiquement plus de 50 % de la course en tête, on avait donc notre place pour aller se battre au podium. Ça aurait été cool, surtout pour la première de Race GP et Duqueine Team. Cependant, je pense qu’on a marqué certains esprits et montré un joli potentiel, que ce soit pilotes ou équipe. »

© MPS Agency

Votre gros programme est l’IMSA. Vous avez fait un superbe début de saison avec des victoires à Daytona et Sebring, mais un peu plus compliqué ensuite. Où en êtes-vous à deux courses de la fin ?

« J’en suis qu’on ne peut plus se battre pour le championnat et je ne m’attendais pas à connaitre une telle baisse de moral surtout après les deux premières courses, et surtout vu le travail accompli depuis le début. Cette année, sincèrement, quand on regarde Felipe (Nasr) et moi sur les courses de sprint, avec Laurin (Heinrich) sur l’endurance, on a fait un très bon boulot, tout comme sur les Sprints où l’équipe Penske a fait des super courses. Honnêtement, je ne vois vraiment pas ce qu’on peut faire de plus. La stratégie est nickel, on arrive toujours à se revenir aux avant-postes, marquer le maximum de points dès que l’on peut, la voiture est exploitée à 102 % du potentiel. Quand je regarde mes caméras embarquées Road America, je me dis qu’il y a beaucoup de fois où ça n’aurait pas dû passer. Tu n’as pas le choix parce que tu dois compenser une « certaine chose ». Tu roules le couteau sur la gorge et moi, des fois, dans le trafic, je suis content que ce soit des pilotes pros qui tendent un peu la main pour faciliter le trafic. Parfois, je n’ai pas le choix parce qu’en rythme pur, il nous en manque. C’est dur pour nous, les pilotes, mais quand je pense à l’équipe, c’est dur pour eux ausi. Les mécanos, toute l’équipe, les investissements en temps, en argent, en humain pour arriver à faire de l’excellent boulot sans pouvoir récolter, à peine des top cinq. »

Comment abordez-vous la dernière course sprint et Petit Le Mans ?

« Il faut aller gagner. On veut continuer de faire le boulot qu’on fait maintenant sans rien changer parce que tout marche bien. On n’a juste pas le résultat, mais on sait qu’on fait les choses correctement. Il faut tout essayer pour gagner à Indianapolis et simplement prendre le départ ensuite au moins à Petit Le Mans pour s’emparer, à mon avis du championnat Michelin Endurance Cup. »

© Courtesy of IMSA

Où vous verra-t-on l’année prochaine ? Un copier coller de votre saison 2026 ?

À mon avis oui, avec Porsche, je suis suis toujours sous contrat et on va essayer d’aller gagner au moins le championnat IMSA parce que cette année, à mon avis, ça va être compliqué.

On vous reverra aux 24 Heures du Mans ?

« Oui, ce serait cool de refaire Le Mans en LMP2. Forcément, ce serait super d’être en Hypercar, mais si Porsche n’y est pas, je n’y serai pas. En LMP2, j’ai pris du plaisir, il y avait de belles bastons. Les pilotes Porsche, Nico Müller, Kévin Estre, Laurin Heinrich, quand on est allés là-bas, ont fait du bon boulot. »

Est-ce qu’il y a des chances de vous revoir en GT3 ?

Oui, je vais disputer les 1000 kilomètres de Suzuka (IGTC) avec un super équipage, Alessio Picariello et Laurin Heinrich, au sein d’une super équipe, Absolute Racing. Pour ce qui est de 2027, pour le GT3, c’est n’est pas prévu pour l’instant. Porsche n’est jamais trop fan non plus en même temps. Mais pourquoi pas ? Ce serait cool. Et il devrait y avoir les 24 Heures du Nurbrugring Nordschleife, sûrement, comme cette année… »

©Porsche Motorsport Asia Pacific

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