Le Mans Classic : qu’attendre du nouveau format ? Le programme de l’événement 

Dès ce jeudi, c’est le retour d’un événement devenu incontournable depuis sa création en 2002 par l’organisation Peter Auto en cogérance avec l’ACO. On parle bien évidemment de Le Mans Classic. Habituellement biannuel, l’événement historique de voitures de course aura lieu dorénavant tous les ans. Chaque année, de nouvelles machines entrent dans la case collection, soit pour fin de série, soit tout simplement en fin de règlement. Depuis cette année, les automobiles du début des années 2010 jusqu’à la fin des années 2020 font leur entrée dans l’événement.

Le Mans Classic, c’est aussi le moment d’honorer les grands noms du sport automobile comme Gordon Murray qui sera l’invité d’honneur cette année. On y verra ses créations parader sur le Circuit de la Sarthe. Parmi elles, on y trouve la McLaren F1 GTR victorieuse au Mans en 1995, la mythique McLaren MP4/5B qui a permis à un certain Ayrton Senna de devenir champion du monde de Formule 1 pour la deuxième fois, ou encore la radicale T.50s Niki Lauda, en hommage à l’étonnante Brabham BT46. 

Les plateaux 
 
Cinq plateaux seront présents cette année, des Prototypes et GT du milieu des années 70, en passant par le Groupe C, jusqu’au début des Le Mans Prototypes et la création du GT1, pour finir aux dernières LMP1 et GTE.
 
Le Plateau 6 correspond aux protos de 1972 à 1981 et aux GT de 1975 à 1985. C’est une période de transition pour l’endurance : les prototypes évoluent rapidement, entre aérodynamique avancée et apparition des moteurs turbo. Côté GT, des voitures dérivées de modèles de série — comme la Porsche 935, BMW M1 ou la Ferrari 512 BB LM — dominent les catégories. Porsche s’impose largement sur cette décennie, avec des modèles comme la 936 ou la 908/3, mais d’autres marques marquent aussi les esprits, comme Lancia ou Rondeau. En 1980, Jean Rondeau devient d’ailleurs le seul pilote à remporter Le Mans au volant d’une voiture portant son nom. Ce plateau met en valeur une époque riche en diversité technique, à la veille de l’arrivée du Groupe C.
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Plateau 7 correspond à la période du Groupe C jusqu’à la compétition 3,5 L (1982 à 1993), le premier âge d’or de l’endurance. Le règlement impose aux voitures des puissances limitées, toujours avec les mêmes cylindrées. C’est surtout au niveau de la consommation que tout change, ce qui pousse les constructeurs à innover sur l’aérodynamique des voitures. C’est à cette période qu’on verra les Porsche 962 C, Jaguar XJR9, XJR12, XJR14, Peugeot 905 ou encore la sublime Mazda 787B. La Japonaise sera présente ce week-end et fera une parade vendredi à 14 h et samedi à 18 h.  Cependant, encore une fois les Mercedes C9 / C11 et les Jaguar XKR semblent être absentes. A verifier…

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Le Plateau 8 correspond à la période après le Groupe C (1994 /1999). L’endurance est au plus mal, les 24 Heures du Mans sont sur le point de disparaître. La compétition 3,5 L a fait beaucoup de mal à la discipline. C’est une période charnière, les prémices de ce que deviendront les LMP1, LMP2 ainsi que les LMGTE. On y voit apparaître les Mercedes CLK-LM, les Panoz LMP-1 Roadster, Toyota GT-ONE ou Porsche 911 GT1 lors de cette période. 
 
Plateau 9 correspond à la période 2000 jusqu’à 2010. C’est le début de l’ère Audi, Pescarolo qui crée son team, la présence de Bentley, l’arrivée de Courage, Zytek, Dallara en tant que constructeurs privés et les débuts du GT1 et GT2 avec des voitures iconiques : Ferrari 550 Maranello, Porsche 996 GT3 RSR, Saleen S7-R, Aston Martin DBR9 ou Corvette C6.R
 
Plateau 10, ou Legend of Le Mans, correspond à la période du début des LMP1, LMP2 et LMGTE entre 2006 et 2020. Cette période est le pinacle de l’endurance moderne. C’est la rivalité Peugeot-Audi, l’ILMC de 2010 à 2011, l’ancêtre du FIA WEC, le début du diesel en compétition automobile, les records de vitesse. C’est là qu’on retrouve les Peugeot 908, Toyota TS050, Porsche 919 ou encore Lola Aston Martin DBR1 pour le LMP1. En LMP2, des constructeurs privés font leur arrivée comme Oreca et deviennent une vraie classe d’antichambre pour les futurs pilotes. Le GTE est le paroxysme des courses Gran Touring qui reprend la suite du GT1 et du GT2 avec des voitures plus sophistiquées et plus performantes. On y retrouve les Ferrari 488, Porsche RSR, Aston Martin Vantage et Corvette C6.R. 
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Les courses support 
 
Qautre catégories de courses support seront présentes :
 
– Le Porsche Classic Cup avec les modèles de 1986 à 2005 de la compétition Porsche Carrera Cup qui existe depuis 1986. 
 
– La Berlinetta Classic, l’ancêtre du Ferrari Challenge actuel. On y retrouvera quatre générations de Berlinetta V8. 
 
– Le GT3 Revival met en lumière les première et deuxième générations de GT3 très connues entre 2005 et 2013 avec les Audi R8 LMS, Lamborghini Gallardo LP600, Ford GT Matech, BMW Z4 GT3 ou Corvette Callaway Z06R. 
 
– Le HSR NASCAR Classic by Goodyear est une première en Europe. La série met en valeur les voitures historiques de la NASCAR Cup Series. On notera que 2026 n’est pas une date au hasard : cette année, on fêtera les 50 ans de la première apparition de la NASCAR au Mans en 1976. 
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Au-delà des courses historiques, Le Mans Classic 2026 propose une véritable ambiance de festival, où passionnés d’automobile et grand public se retrouvent pour partager un week-end hors du temps. Le Village des exposants est le cœur de l’événement, avec ses nombreuses boutiques, artisans, constructeurs, restaurateurs et expositions de véhicules d’exception. Les paddocks, accessibles au public, permettent d’approcher les voitures de près et d’observer le travail des équipes.

Tout au long du week-end, des démonstrations, des parades de véhicules emblématiques et des animations familiales rythment les journées. Les clubs automobiles venus de toute l’Europe exposent des milliers de voitures de collection, transformant le circuit en un immense musée à ciel ouvert. Le M24 – Musée du Sport Automobile, inclus dans certains billets, complète cette immersion dans l’histoire des 24 Heures du Mans.

Les soirées se prolongent avec une programmation musicale variée sur la scène principale. Le vendredi, le public pourra notamment assister aux concerts de Contrecoeur, Polo & Pan et Étienne de Crécy. Le samedi, Baccus, Superbus et Bon Entendeur prendront le relais pour faire vibrer le circuit jusque tard dans la nuit.

Grande nouveauté très appréciée, le Drive-In replonge les visiteurs dans l’ambiance des cinémas américains en plein air. Installés confortablement devant un écran géant, les spectateurs pourront découvrir ou redécouvrir des films cultes où l’automobile occupe le premier rôle, comme GoldenEye, Taxi 2, Retour vers le futur ou encore Jurassic Park. Une expérience originale qui prolonge la magie du week-end bien après les dernières courses.

La vente aux enchères officielle de Le Mans Classic Legend sera portée par Artcurial Motorcars avec quelques jolis modèles dont la Courage de 1992 du trio Wollek / Ricci / Pescarolo. 

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Le programme est ICI

Les engagés des Plateaux 6 à 10 sont ICI

Les engagés des Courses Support sont ICI

Les animations sont ICI 

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