Edgar Pierre : « Ma première saison en endurance a été un véritable apprentissage »

Pour sa première saison en endurance, Edgar Pierre a découvert les subtilités de la LMP3 après deux années en monoplace (championnat de France Formule 4 en FFSA Academy). Entre apprentissage, résilience et performances prometteuses, le jeune pilote de R-Ace GP revient pour Endurance Live sur ses premiers pas dans le monde des protos et partage ses ambitions pour 2026, entre LMP3 et GT.

Comment analysez-vous votre première saison en endurance ?

« Cette première année en LMP3, après deux ans en monoplace, a été très productive. J’ai énormément appris, même si sur le papier, je ne termine pas là où nous l’avions souhaité avec Thibault ( de Mérindol, cofondateur de R-ace GP et R-ace Inside, ndlr). Plusieurs changements de coéquipiers ont affecté nos résultats à certains moments. Mais ce sont des choses que l’on ne maîtrise pas toujours dans ce sport : le budget et l’aspect financier jouent un rôle clé. Malgré tout, cette saison m’a permis de découvrir un nouveau monde et de me montrer. J’ai eu des performances intéressantes, même si elles ne se sont pas toujours traduites en résultats. C’est une première étape qui me met le pied à l’étrier pour construire une carrière professionnelle en endurance. »

©️R-Ace GP

Quels ont été vos points forts pour vous adapter à ce nouvel environnement, après la monoplace ?

« Les deux milieux sont assez différents, c’est vrai. Mais mon expérience en monoplace m’a appris à m’adapter rapidement, ce qui m’a beaucoup aidé pour passer aux protos où l’on fait plus de roulage. C’était aussi la première fois que je partageais le volant. Cela m’a appris à gérer la course à deux : ce que l’on fait sur la piste a des répercussions sur le coéquipier et vice-versa. Créer une relation avec un coéquipier n’a pas toujours été facile, surtout quand il a fallu changer de partenaires pour des raisons extra sportives, mais au final, la clé reste de travailler ensemble. Dans l’endurance, on gagne ou on perd à deux. »

Quels enseignements retirez vous de votre saison 2025 ?

« Je retiens surtout mon abnégation et ma résilience. Le début de saison a été compliqué avec la nouvelle Duqueine D09 et les changements de coéquipiers. Mais, comme me l’a dit Thibault (de Mérindol) , avec du travail, rien ne résiste. Cela m’a montré qu’il ne faut jamais rien lâcher et que dans ce sport, comme dans tous les sports de haut niveau, une performance ou une attitude peut changer une saison, voire les saisons suivantes. » (Edgar a terminé le championnat Michelin Le Mans Cup à la treizième place.)

©️R-Ace GP

Vous avez intégré une filière de management de pilotes. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

« Depuis août 2025, Didier André (ex pilote, actuel coach et manager de pilotes dont Esteban Masson) m’accompagne. Il m’a surtout aidé à aborder les meetings, à gérer la pression et à donner des feedbacks constructifs à l’équipe. Cette collaboration m’a également permis de participer à un shootout GT4 avec Toyota et Akkodis à Barcelone qui s’est bien passé et pourrait m’ouvrir des opportunités en GT tout en restant dans l’endurance. Avoir un œil extérieur, expérimenté, mais non directement lié à l’équipe, est extrêmement bénéfique. »

 Quel sera votre programme 2026 ?

« Rien n’est encore arrêté. Mon souhait principal est de redoubler en LMP3 pour capitaliser sur les enseignements de cette première année avec l’objectif d’un résultat concret. Ensuite, selon les opportunités, je pourrais envisager une ouverture vers le GT, ce qui serait une expérience intéressante tout en restant dans l’endurance. »

©️R-Ace GP

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