24 Heures du Mans 2026 : Clément Mateu prend ses marques avec Racing Spirit of Léman

À quelques jours du départ des 24 Heures du Mans 2026, Clément Mateu poursuit son apprentissage du mythique Circuit de la Sarthe avec Racing Spirit of Léman en catégorie LMGT3. Entre les obligations du pesage, un prologue riche en enseignements et un temps de roulage limité par des soucis techniques, le pilote français tire un premier bilan positif de ses débuts mancelles. Pour Endurance Live où il est chroniqueur, il revient sur cette entrée en matière et fixe déjà le cap vers les essais libres et les qualifications.

« Bonjour à toutes et tous, bienvenue sur ma chronique…Je vais vous raconter mes trois premiers jours aux 24 Heures du Mans. 

L’arrivée au Mans avec le Pesage m’a permis de mettre la machine en route. C’est un très bon moment partagé avec les coéquipiers et l’équipe, que nous n’avions pas revus depuis la dernière manche de l’European Le Mans Series au Castellet. Cela permet aussi de commencer à se familiariser avec la concurrence ainsi qu’avec tous les aspects administratifs qui accompagnent ces dix jours très particuliers. Nous avons également effectué le track walk et beaucoup travaillé pendant cette reconnaissance du circuit, qui était à la fois intense et très intéressante.

Ensuite est arrivée la Journée Test, avec trois heures de roulage le dimanche matin puis trois autres l’après-midi. En tant que structure privée, nous avons aussi beaucoup d’obligations techniques. Nous avons notamment dû roder les freins lors de la première heure de piste. Ce n’est pas forcément l’idéal pour travailler la performance, mais c’était indispensable. Valentin a pris la piste en premier et a immédiatement affiché un très bon rythme. Les sensations étaient positives et la voiture semblait bien équilibrée. Marius a ensuite pu prendre le relais avant que je ne monte à mon tour dans la voiture.

© MPS Agency

J’ai pu effectuer onze tours durant la matinée. Une partie de cette séance s’est déroulée sous procédures de Safety Car, ce qui permet aussi à la FIA de vérifier que tout fonctionne correctement en matière de sécurité : les Slow Zones, les procédures Safety Car, tout le monde doit reprendre ses repères. Malgré cela, j’ai réussi à accumuler onze tours et à signer un chrono plutôt dans le rythme pour une première sortie. C’était encourageant. Je termine notamment la matinée au 17e rang des pilotes Bronze.

L’après-midi, la séance a repris à 15h30. Valentin est reparti en piste et nous avons poursuivi le travail sur les freins, un élément extrêmement sensible au Mans et dont il faudra gérer la performance durant toute la course. Nous avons testé plusieurs configurations de plaquettes, ce qui modifie parfois sensiblement le comportement de la voiture. Lorsque l’on remonte à bord avec des réglages différents, il faut constamment s’adapter. De mon côté, j’ai également roulé avec des pneus ayant déjà effectué un double relais, ce qui rendait l’exercice assez compliqué, mais cela fait partie de l’apprentissage. Malheureusement, nous avons ensuite rencontré quelques incidents techniques qui ont nécessité de longues interventions au stand. Cela nous a fait perdre beaucoup de temps de roulage.

Au final, je n’ai effectué que neuf tours dans l’après-midi, et réellement seulement deux tours rapides si l’on retire les tours de sortie et de mise en température des pneus et des freins. Quand certains pilotes Bronze réalisent vingt-cinq à trente tours dans la séance, ce n’était évidemment pas l’après-midi idéale.

© MPS Agency

Malgré cela, je suis très satisfait de cette première matinée et très heureux d’avoir pu découvrir cette Journée Test. Je suis également content pour mes coéquipiers. On voit que même Marius, avec peu de roulage, est capable de signer un très bon chrono. Je crois qu’il a eu une petite chaleur dans les virages Porsche, mais il cherchait la limite, ce qui est intéressant. Jusqu’au dernier secteur, il n’était qu’à trois dixièmes de Valentin, qui reste très performant.

De mon côté, il va falloir que je débloque encore un peu certains passages rapides, notamment Indianapolis et les virages Porsche. Ce sont des endroits où il faut accepter de relâcher les freins et de faire confiance à la voiture. Cela faisait longtemps que je n’avais pas attaqué des portions aussi rapides à 280 ou 290 km/h. Mais il suffit que le cerveau se mette à jour et cela va venir. Nous restons positifs. En parallèle du roulage, nous avons également beaucoup d’obligations administratives et marketing. Nous avons travaillé les données, analysé les vidéos et poursuivrons ce travail pour arriver prêts aux prochaines échéances.

“Nous avons un dernier briefing d’équipe ce mardi soir afin de préparer la journée de demain. L’objectif sera de profiter des trois heures d’Essais Libres 1 pour me permettre d’accumuler davantage de roulage avant les qualifications.

La suite demain après la FP1…

Merci à tous et bon Le Mans ! »

Clément Mateu

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