Endurance Live inaugure sa nouvelle rubrique dédiée au gaming et à la simulation. Focus sur l’e-sport automobile, une discipline qui ne cesse de grandir. Entre reconnaissance officielle, implication des constructeurs et participation de pilotes professionnels, la course virtuelle s’impose désormais comme un pilier du sport auto moderne.
Longtemps perçu comme un simple divertissement, l’e-sport automobile a franchi un cap décisif ces dernières années. La reconnaissance officielle par la FIA en 2018 a marqué un tournant. Depuis, les compétitions se sont structurées et professionnalisées, attirant des milliers de pilotes virtuels à travers le monde.
Des plateformes comme iRacing ont joué un rôle moteur en organisant des championnats en ligne exigeants, avec licences, classements et systèmes de pénalités proches du réel. De son côté, la Fédération Internationale de l’Automobile a renforcé la légitimité de la discipline avec les FIA Motorsport Games, intégrant pleinement l’e-sport dans son programme officiel
Les marques automobiles ont rapidement compris l’intérêt stratégique de l’e-sport. Participer à des compétitions virtuelles permet de toucher un public jeune et connecté, tout en valorisant leur image technologique. Des championnats comme le GT World Challenge Esports ou les séries organisées sur iRacing rassemblent équipes officielles et pilotes professionnels. Les constructeurs développent même des modèles numériques fidèles à leurs voitures réelles, utilisés dans les compétitions virtuelles. L’e-sport devient ainsi un outil de communication, mais aussi un laboratoire. Les données récoltées en simulation peuvent servir à affiner certains réglages ou à préparer des événements réels.
L’un des phénomènes marquants reste l’implication de pilotes de Formule 1 et d’endurance. Lando Norris et Max Verstappen participent régulièrement à des courses en ligne. Leur présence attire un large public et renforce la crédibilité de la discipline. Mais l’e-sport automobile possède aussi ses propres figures. Des spécialistes du simulateur s’entraînent quotidiennement, peaufinent leurs trajectoires et maîtrisent les stratégies de course au même titre que des pilotes professionnels. Certains ont réussi à franchir la passerelle vers le réel, à l’image de Jann Mardenborough, révélé par la GT Academy. La frontière entre virtuel et réel devient de plus en plus fine.
Les grandes épreuves intègrent désormais le virtuel dans leur calendrier. Les Le Mans Virtual Series ont réuni pilotes professionnels et spécialistes du simulateur autour d’un même événement d’endurance.L’e-sport figure aussi au programme des FIA Motorsport Games, confirmant son statut de discipline reconnue. Le SRO Motorsports Group a été l’un des premiers promoteurs à aller plus loin que le simple championnat virtuel parallèle. En 2021, l’organisation a intégré directement l’e-sport à son championnat réel.
La crise sanitaire a accéléré ce mouvement. Pendant l’arrêt des compétitions réelles, les courses virtuelles ont permis de maintenir le lien avec les fans. Depuis, la dynamique ne s’est pas essoufflée.
Les progrès technologiques rendent les simulateurs toujours plus immersifs : retours de force puissants, modélisation précise des pneus, météo dynamique, réalité virtuelle. Le niveau d’exigence augmente, tout comme le niveau des compétitions. L’e-sport automobile ne remplace pas la course réelle. Il la complète. Il ouvre l’accès à la compétition, réduit les barrières financières et crée de nouvelles opportunités pour les pilotes et les équipes.
Avec cette nouvelle rubrique, Endurance Live suit une tendance lourde du sport automobile : la convergence entre piste et écran. Une évolution qui redessine les contours de la compétition moderne.

